Après un samedi déjà riche en rebondissements, le spectacle a grimpé d’un cran ce dimanche pour refermer le rideau de la 18e journée. Au programme de cette dernière salve : un leader monégasque impitoyable face à la lanterne rouge, un match qui a tourné à l'humiliation pour le Paris Basketball face au promu Boulazac, et une bataille offensive de haute volée en Bourgogne. Entre la confirmation de la suprématie de la Roca Team, l'exploit retentissant du BBD et le coup de force de Dijon face à l'ASVEL, ce dimanche a bousculé les certitudes et rebattu les cartes au classement. Retour sur trois rencontres qui ont tenu toutes leurs promesses.
Monaco sans pitié pour Le Portel : le leader écrase la lanterne rouge
Il n’y a pas eu de miracle sur le Rocher ce dimanche. Dans un duel aux antipodes du classement, l'AS Monaco a fait respecter la hiérarchie en s'imposant largement face au Portel (113-86). Supérieurs dans tous les secteurs de jeu, les Monégasques ont remporté les quatre quarts-temps sans jamais trembler, menant déjà de 13 points à la pause (53-40). La Roca Team a pu compter sur une réussite collective insolente où chaque joueur entré en jeu a trouvé le chemin des filets. Elie Okobo a été étincelant, signant la meilleure évaluation du match (27) avec 20 points en seulement 20 minutes, bien épaulé par un duo James-Mirotic en mode gestion (33 points à eux deux en un peu plus d'un quart d'heure chacun). Côté ESSM, seul Mike Smith a semblé pouvoir exister en égalant son record personnel avec 31 points, une performance héroïque mais bien trop isolée. Grâce à ce succès, Monaco conforte son trône tandis que Le Portel s'enfonce au dernier rang, désormais à trois victoires du premier non-relégable.
L'exploit monumental : le promu Boulazac terrasse Paris dans sa salle
C’est le coup de tonnerre de cette 18e journée ! Alors qu’il restait sur quatre défaites lors de ses cinq dernières sorties, le BBD a signé une performance historique en s'imposant avec autorité sur le parquet du Paris Basketball (87-103). Déjà tombeurs des Parisiens lors de la Supercoupe en septembre, les Périgourdins du capitaine Thomas Ville (16 d'évaluation) ont réédité l'exploit en prenant les commandes d'entrée (23-31, 10e) avant de porter l'estocade dans un troisième quart-temps de feu (67-86). Porté par un Angelo Warner chirurgical (20 points en 17 minutes) et un Antoine Eito proche du triple-double (9 pts, 8 rbs, 9 pds), le collectif de Boulazac a dominé tous les secteurs : rebonds, passes et adresse extérieure (53%). En face, les Parisiens ont vécu un calvaire, à l'image du 0/10 à trois points de Nadir Hifi. Ce succès étincelant met fin à la série de quatre victoires de Paris et offre surtout une bouffée d'oxygène immense au BBD, qui compte désormais trois longueurs d'avance sur la zone rouge.
Dijon fait tomber l'ASVEL et s'offre un succès de prestige !
La JDA Dijon a réalisé une prestation magistrale pour battre Lyon-Villeurbanne (99-90) dans un duel offensif de haut vol. Après un premier quart-temps équilibré, les Bourguignons ont passé la vitesse supérieure avant la pause, infligeant un cinglant 24-12 à des Villeurbannais étouffés (48-36, 20e). Comptant jusqu'à 24 points d'avance durant la partie, les hommes de la JDA ont su résister au retour tardif de l'ASVEL grâce à un trio de patrons : Jordan Barnett en double-double (18 pts, 10 rbs), l'inoxydable Axel Julien (25 d'éval) et un David Holston toujours aussi précieux à la mène (17 points et 6 passes pour 1 seule balle perdue). Malgré les 23 points de la dernière recrue Braian Angola, Lyon-Villeurbanne a payé cher ses 16 balles perdues et son manque d'adresse extérieure (9/26), voyant sa série de trois victoires s'interrompre brusquement. Ce succès permet à Dijon de se relancer après son revers face au BCM, tandis que l'ASVEL manque l'occasion de se rapprocher du podium.