
Le week-end de basket français a débuté sur des bases historiques, offrant un spectacle contrasté entre démonstrations de force et séismes au sommet du classement. Alors que certains cadors ont sombré de manière inattendue, d'autres ont profité de cette 22e journée pour envoyer un message fort à la concurrence. De la chute du leader monégasque sur ses terres à l'incroyable naufrage du CSP à Chalon, retour sur les faits marquants des rencontres de vendredi et samedi.
Chalon écrase Limoges dans une démonstration de force historique au Colisée
L’Élan Chalon a littéralement réduit en miettes le Limoges CSP ce vendredi, s'imposant sur le score sans appel de 109 à 56. Ce qui devait être un match de Betclic ÉLITE a tourné à la correction dès les premières minutes : après un premier quart-temps déjà compliqué pour les visiteurs (20-12), les Chalonnais ont passé la vitesse supérieure en inscrivant 32, 30 puis 27 points dans les périodes suivantes, ne laissant aucun répit à une défense limousine aux abois. Chalon a mené les débats pendant 36 minutes atteignant un plus gros écart de 58 points qui témoigne de l'abîme séparant les deux formations. Porté par une adresse collective insolente (83,78 % à 2 points contre seulement 45 % pour Limoges) et une domination totale au rebond (37 à 22), l'Élan a également brillé par son altruisme avec 29 passes décisives distribuées contre 14 pour le CSP. Le grand artisan de ce succès est sans conteste Nate Darling, intenable avec 24 points et la meilleure évaluation du match (30). Il a été parfaitement épaulé par Jeremiah Hill, auteur de 19 points (mais 6 balles perdues). Côté Limoges, le naufrage est collectif, même si Nikola Jovanovic termine meilleur marqueur des siens avec un modeste 11 points, tandis que Gavin Ware sauve l'honneur avec la meilleure évaluation de son équipe (10). Parmi les chiffres qui sortent de l'ordinaire, on retiendra les 7 passes décisives de Clarence Nadolny en sortie de banc, contribuant au festival offensif local, et le calvaire d'Armaan Franklin et Nicolas Lang, terminant respectivement avec un différentiel de -40 et -42 sur le terrain. Chalon retrouve le chemin du succès, tandis que Limoges devra rapidement oublier cette soirée cauchemardesque qui signe la pire défaite de son histoire.
La JL Bourg bombarde de loin et éteint les espoirs manceaux
Dans un choc crucial pour la course au Top 6, la JL Bourg a frappé un grand coup à Ékinox en s'imposant avec autorité face au Mans (98-86). Les Bressans ont pris les commandes dès l'entame avec un premier quart-temps foudroyant (31-16), creusant un écart qui montera jusqu’à 22 unités. Malgré une timide résistance sarthoise en seconde période, les hommes de Frédéric Fauthoux ont géré leur avance en menant au score pendant plus de 35 minutes. La différence s'est faite derrière l'arc, où la JL a fait pleuvoir les bombes avec un total impressionnant de 17 paniers à 3 points (47,2%) contre seulement 10 pour le MSB. Bourg a également brillé par son altruisme avec 22 passes décisives collectives, contre 11 pour des Manceaux trop isolés. La performance individuelle de la soirée est signée Darius McGhee, véritable facteur X, qui a martyrisé la défense adverse avec 29 points (dont un incroyable 8/14 à 3 points) et la meilleure évaluation du match (25). Il a été parfaitement secondé par l'activité d'Adam Mokoka (18 points). Côté Le Mans, Trevor Hudgins a tenté de maintenir le navire à flot avec 16 points, tandis que Tashawn Thomas a été le plus complet avec 16 d'évaluation (15 points, 6 rebonds). On notera également la propreté de William McDowell-White à l'organisation, distribuant 5 passes décisives sans perdre le moindre ballon, et la domination de la JL aux lancers-francs avec 23 réussites sur 29 tentatives, punissant chaque faute mancelle. La JL enchaine une deuxième victoire de suite et c'est un coup d’arrêt pour le MSB après 3 succès.
Cholet sans pitié : Une démonstration de force face à un Portel submergé
À la Meilleraie, il n'y a pas eu de match tant la domination fut totale : Cholet Basket a littéralement écrasé l'ESSM Le Portel sur le score sans appel de 105 à 58. Les hommes des Mauges ont pris les commandes dès l'entame pour ne plus jamais les lâcher, passant la bagatelle de 39 minutes et 56 secondes en tête au tableau d'affichage. Le rouleau compresseur s'est mis en marche dès le premier quart-temps (26-13), avant une accélération fatale avant la pause (34-20 dans le deuxième acte). Avec un écart ayant grimpé jusqu'à 47 points, les Choletais ont transformé la rencontre en une démonstration offensive collective, ne laissant que des miettes à des Portelois limités à seulement 9 petits points dans le troisième quart-temps. Sur le plan individuel, Gerald Ayayi a été le grand artisan de ce succès avec une performance chirurgicale : 20 points à 83% de réussite aux tirs pour une évaluation dominante de 26. Il a été parfaitement épaulé par la vision de jeu de T.J. Campbell, qui a distribué 9 passes décisives, ainsi que par l'omniprésence de Nathan De Sousa (11 points, 8 passes, 17 d'éval). Côté Portelois, dans ce marasme, Lucas Fischer a tenté de surnager avec 12 points et 9 rebonds (18 d'éval), tandis que Greg Lee a également scoré 12 unités malgré un calvaire au tir (4/11). Collectivement, le fossé était abyssal. Cholet a outrageusement dominé la bataille du rebond (43 à 29) et a fait preuve d'une adresse redoutable à deux points avec un impressionnant 64%. Mais c'est surtout le partage du ballon qui a marqué les esprits : les Choletais ont délivré 33 passes décisives contre seulement 14 pour leurs adversaires, illustrant un basket total face à une équipe du Portel qui a totalement déjoué, perdant 21 ballons au passage. Cette victoire fleuve permet à Cholet de confirmer son excellente forme actuelle avec une 4e victoire sur leurs 5 derniers matchs et de soigner son point-average de manière spectaculaire. L'ESSM ferme la marche.
Nancy fait tomber Monaco du Rocher
Le leader est tombé. Au terme d’un combat intense, le SLUC Nancy a créé l’exploit en s’imposant sur le parquet de l’AS Monaco (86-94), mettant fin à l'invincibilité de la Roca Team qui restait sur 13 succès de rang. Pourtant, les Monégasques avaient pris le meilleur départ (25-19, 10'). Mais le vent a tourné de façon spectaculaire lors d'un deuxième quart-temps à sens unique (12-31) où Nancy a pris les commandes pour ne plus les lâcher pendant plus de 23 minutes. Malgré un retour de flamme de Monaco après la pause (28-23 dans le troisième acte) pour recoller au score, les Lorrains ont su garder leurs nerfs dans le money-time, portés par une adresse extérieure insolente (40.6% à 3 points contre 31% pour l'ASM). Nancy a fait la différence en étant plus chirurgical et en limitant ses déchets avec seulement 7 balles perdues sur l'ensemble de la rencontre. Côté nancéien, Landers Nolley II a été le grand artisan de ce succès avec 25 points et 27 d'évaluation, bien épaulé par le double-double impressionnant de Stéphane Gombauld (24 points et 10 rebonds pour 26 d'éval). À noter également la performance parfaite aux tirs d'Enzo Goudou-Sinha, auteur de 20 points avec un superbe 5/6 derrière l'arc. Pour Monaco, les 20 unités de Daniel Theis et Nemanja Nedovic n'ont pas suffi, tout comme la polyvalence de Juhann Begarin qui termine avec la meilleure évaluation locale (22) grâce à ses 16 points et surtout 7 passes décisives. Collectivement, Monaco a dominé la bataille du rebond (38 à 34), mais a payé cher son manque de précision et ses 12 pertes de balle face au réalisme clinique du SLUC. C'est la 2eme victoire de suite pour Nancy.
Le Palio en fusion : Boulazac terrasse l'ASVEL au bout du suspense !
Au terme d'un match haché et irrespirable, Boulazac est parvenu à faire plier Lyon-Villeurbanne et à s'imposer au bout du money-time au Palio (72-67). Malgré un premier acte équilibré (16-17), les Périgourdins ont pris les commandes avant la pause (37-30) grâce à une défense de fer, limitant Lyon-Villeurbanne à seulement 13 points dans le deuxième quart. Si les Rhodaniens ont repris espoir en dominant le troisième acte (9-18) pour repasser devant (46-48), le BBD a fait preuve d'un mental d'acier dans l'ultime période. Portés par un public en feu, les locaux ont infligé un 26-19 fatal dans les dix dernières minutes. Avec 21 changements de leader au cours de la partie, cette rencontre a tenu toutes ses promesses en termes d'intensité, Boulazac ayant mené durant plus de 24 minutes contre seulement 12 pour l'ASVEL. La victoire porte le sceau de Hugo Robineau, étincelant avec 21 points (dont un superbe 4/6 à trois points) et la meilleure évaluation du match (20). Il a été parfaitement secondé par le duo Zeke Moore - Ousman Krubally, captant chacun 8 rebonds. Côté Villeurbannais, Glynn Watson Jr a tenté de porter les siens avec 15 points et 13 d'évaluation, bien épaulé par les 13 points de Shaquille Harrison, mais l'adresse globale a fait défaut. Collectivement, Boulazac a dominé le secteur du rebond d'une courte tête (41 à 40) mais surtout grâce à une agressivité offensive récompensée par 17 rebonds offensifs. Le chiffre qui fâche pour l'ASVEL est sans aucun doute l'adresse longue distance : un terrible 3/29 à 3 points (soit 10,3 %) qui a condamné les espoirs de victoire, malgré une quasi-perfection sur la ligne des lancers francs (24/25). C'est le 3e succès consécutif pour le BBD qui regarde vers les Play-in.
Dimanche 15 mars:
Dijon vs Saint-Quentin 16h sur DAZN
Paris vs Gravelines-Dunkerque 16H30 SUR DAZN
Nanterre vs Strasbourg 19h sur DAZN et en clair sur la chaine l’Équipe