Cette 35e journée d'ELITE 2 a été marquée par le sacre de Roanne, qui valide officiellement son ticket pour la Betclic Élite après son succès autoritaire à Quimper (67-81). Derrière, la lutte pour le haut de tableau reste intense : Pau-Lacq-Orthez a écrasé Antibes (92-71) grâce à une performance historique de Sitraka Raharimanantoanina (37 d'évaluation), tandis que Blois et Poitiers se sont imposés à l'extérieur dans des duels serrés. À noter également le scénario fou à Vichy, où Illan Pietrus a crucifié La Rochelle au buzzer (73-70) après avoir compté 17 points de retard.
Évreux 85-89 Nantes
Nantes s’impose sur le parquet d’Évreux (85-89) au terme d’une rencontre rythmée où les visiteurs ont su faire la différence dans les moments clés. Après un premier quart-temps offensif (18-29), Nantes a rapidement pris les commandes pour virer en tête à la pause (38-51). Évreux a réagi au retour des vestiaires (18-17 dans le 3e quart) avant de tout donner dans un dernier acte offensif (29-21), sans parvenir à renverser la tendance. Nantes aura mené pendant 35 minutes, avec un écart maximal de +15, preuve de son contrôle global malgré 6 changements de leader. Individuellement, Sean Miller-Moore a porté Évreux avec 26 points (23 d’évaluation), bien épaulé par Dorian Angloma (16 points, 19 d’éval). Côté nantais, Mathys Kangudia termine meilleur marqueur avec 23 points, tandis que Jean-Fabrice Dossou s’illustre avec la meilleure évaluation du match (21) grâce à une performance complète (9 points, 11 rebonds). Collectivement, Nantes a dominé dans la raquette avec 38 rebonds contre 33 et s’est montré plus adroit aux tirs (71,05 % à 2 points contre 53,85 % pour Évreux). Les deux équipes se sont rendues coup pour coup à la passe (22 partout), mais Nantes a su capitaliser sur ses possessions. À noter les 10 passes décisives de Lucas Bourhis, symbole d’un collectif nantais bien huilé.
Hyères-Toulon 69-84 Châlons-Reims
Châlons-Reims s’impose avec autorité sur le parquet de Hyères-Toulon (69-84) après un scénario en deux temps. Les Rémois avaient pourtant pris le meilleur départ en remportant le premier quart-temps (19-22), mais HTV a réagi avec force pour passer devant à la pause (46-38) grâce à un deuxième acte mieux maîtrisé (27-16). Le tournant du match intervient au retour des vestiaires : Châlons-Reims inflige un incroyable 23-6 dans le troisième quart-temps pour renverser totalement la rencontre. Derrière, les visiteurs contrôlent le dernier acte (17-23), s’appuyant sur 25 minutes passées en tête et un écart maximal de +17. Sur le plan individuel, Guillaume Grotzinger a été le leader offensif avec 20 points, tandis que Charles Galliou (8 points, 6 rebonds, 3 passes, 18 d’évaluation) et Dimitri Radnic (12 points, 4 rebonds, 4 passes, 18 d’évaluation) ont été précieux dans tous les compartiments du jeu. Côté Hyères-Toulon, John Roberson termine meilleur marqueur avec 12 points, alors que Mathis Keita se distingue avec la meilleure évaluation (13) grâce à ses 8 points et 6 passes. Collectivement, Châlons-Reims a fait la différence par son efficacité à 2 points (66,7% contre 51,5%) et une défense très active (15 interceptions). Les deux équipes font jeu égal au rebond (29 partout), mais les visiteurs ont su capitaliser sur leur énorme troisième quart-temps pour faire basculer définitivement la rencontre.
Caen 70-79 Gries-Souffel
Gries-Souffel s’impose sur le parquet de Caen (70-79) au terme d’un match renversé en seconde période. Pourtant, les Normands avaient pris le meilleur départ avec un premier quart-temps maîtrisé (25-15), avant de conserver l’avantage à la pause (38-32). Mais au retour des vestiaires, les Alsaciens ont totalement inversé la dynamique grâce à un troisième quart-temps solide (12-21), puis un dernier acte maîtrisé (20-26). Gries-Souffel n’a mené que 11 minutes dans la rencontre, mais a su faire la différence au meilleur moment, avec un plus gros écart de +14. Individuellement, Siyani Chambers a porté Caen avec 20 points et 18 d’évaluation, tandis que Kentan Facey s’est illustré avec 13 points et 18 d’éval également. Côté Gries-Souffel, Allan Jeanne-Rose a dominé les débats avec 15 points et surtout 28 d’évaluation, bien épaulé par Hugo Béquignon (11 points, 12 d’éval) et Romain Hoeltzel (12 points, 12 d’éval). Collectivement, Gries-Souffel a fait la différence au rebond (38 à 30) et dans la circulation de balle (21 passes décisives contre 16). Les Alsaciens ont également affiché une meilleure efficacité aux lancers francs (80,95% contre 60,87%). À noter aussi les 9 rebonds de Darel Poirier côté caennais, dans un duel intérieur disputé.
Un succès construit dans la patience et la montée en régime pour Gries-Souffel, qui a su punir le manque de constance de Caen après la pause.
Denain 80-75 Aix-Maurienne
Denain s’est imposé à domicile face à Aix-Maurienne (80-75) au terme d’un match accroché et indécis jusqu’au bout. Les Nordistes ont pris le meilleur départ (24-15 dans le premier quart), avant de voir les Savoyards revenir dans la partie au deuxième acte (14-19) pour réduire l’écart à la pause. Au retour des vestiaires, Denain a repris le contrôle grâce à un troisième quart solide (26-22), avant de gérer son avance dans un dernier acte tendu (16-19). Avec 30 minutes passées en tête au score et un plus gros écart de 12 points, Denain a globalement maîtrisé les débats malgré 23 changements de leader. Romain Parmentelot a été le facteur X côté Denain avec 20 points et 19 d’évaluation, bien épaulé par Olivier Cortale (15 points, 9 rebonds) et Marc-Olivier Lasserre (14 points à 100% à 2 points). En face, Lucas Démahis Ballou et Kamel Ammour ont chacun inscrit 14 points, mais c’est Sean Smith qui s’est montré le plus complet avec 10 points, 8 rebonds, 9 passes pour 19 d’évaluation. Collectivement, Aix-Maurienne a dominé le rebond (42 à 39) et distribué légèrement plus de passes (22 contre 21), mais a payé son manque d’adresse globale (58,3% à 2 points contre 63% pour Denain) et surtout ses 18 ballons perdus. Denain a su compenser avec plus d’agressivité défensive (10 interceptions) et une meilleure efficacité dans les moments clés. À noter également la performance solide de Cheikh Sané avec 9 points et 9 rebonds, ainsi que les 8 passes de Marcos Suka-Umu côté Denain. Un succès précieux pour Denain qui a su faire la différence dans les moments chauds face à une équipe d’Aix-Maurienne accrocheuse mais trop irrégulière.
Rouen 88-90 Poitiers
Poitiers s’impose sur le parquet de Rouen (88-90) au terme d’une rencontre accrochée où les visiteurs auront maîtrisé le tempo une grande partie du match. Devant dès le premier quart (21-26), les Poitevins ont confirmé leur emprise à la pause (40-48) avant de résister au retour normand dans un troisième acte offensif (27-24). Rouen a bien tenté de renverser la table dans le money-time, mais Poitiers, qui aura mené pendant 36 minutes (contre seulement 1 pour Rouen), a su conserver son sang-froid malgré une pression maximale, avec un plus gros écart monté à +12. Individuellement, Trayvon Croft a porté Rouen avec 31 points et 28 d’évaluation, bien épaulé par Arthur Bouba (22 points, 8 rebonds, 27 d’éval). Côté Poitiers, Jordan Ratton termine meilleur marqueur avec 18 points, mais c’est Narcisse Ngoy qui a dominé les débats avec un énorme double-double (12 points, 13 rebonds) pour 23 d’évaluation. Collectivement, Poitiers a fait la différence à l’efficacité : 65,1 % à 2 points et un impressionnant 95 % aux lancers francs, contre 45 % et 75,9 % pour Rouen. Les Normands ont pourtant dominé aux rebonds (35 à 33) et à la création (21 passes contre 15), mais leur manque d’adresse intérieure aura pesé lourd. Un succès précieux pour Poitiers dans une rencontre où chaque possession a compté.
Vichy 73-70 La Rochelle
Vichy s’impose sur le fil au buzzer sur un panier à longue distance d'Illan Pietrus face à La Rochelle (73-70) au terme d’un scénario totalement renversant. Dominés en début de match après un premier quart-temps subi (13-24), les Vichyssois ont progressivement refait surface avant de porter l’estocade dans un dernier acte parfaitement maîtrisé (25-19). Pourtant menés pendant 37 minutes avec un retard maximal de 17 points, les hommes de Dounia Issa n’ont jamais lâché, renversant la table dans le money-time pour arracher une victoire précieuse. Porté par un Ilan Pietrus incisif (19 points, 16 d’évaluation), Vichy a également pu compter sur l’impact complet de Pape Moustapha Diop, meilleur joueur du match à l’évaluation (15 points, 6 rebonds, 19 d’éval). En face, Daniel Oladapo a été le meilleur marqueur rochelais (14 points), tandis que Robert Ford III a livré une prestation solide (13 points, 14 d’éval). Dans les chiffres, Vichy a fait la différence au rebond (36 à 27). La Rochelle, malgré une excellente réussite intérieure (78,3% à 2 points), a souffert de loin (21,7% à 3 points) et n’a pas su contenir le retour adverse. À noter les 8 changements de leader dans une rencontre indécise jusqu’au bout. Un succès construit dans la résilience pour Vichy, qui a su transformer un match mal embarqué en victoire référence.
Saint-Chamond-Andrézieux 75-81 Blois
Blois s’est imposé sur le parquet de Saint-Chamond-Andrézieux (75-81) au terme d’un match disputé et rythmé par de nombreux changements de leader (16). Les locaux avaient pourtant pris le meilleur départ (21-16), avant de subir un deuxième quart-temps compliqué (16-31) qui a permis aux Blésois de renverser totalement la rencontre à la pause. Saint-Chamond est revenu avec de meilleures intentions au retour des vestiaires (15-13), mais Blois a su contrôler le money-time (23-21) pour sécuriser un succès précieux, avec un avantage au score pendant plus de 30 minutes. Côté Blois, Quinton Rose a été le meilleur marqueur avec 18 points, tandis que Timothé Vergiat s’est illustré avec la meilleure évaluation du match (20), grâce à ses 15 points et 5 passes. À l’intérieur, Yasmin Mambo a pesé avec un solide double-double (10 points, 10 rebonds), bien épaulé par Romuald Morency (9 points, 9 rebonds). Du côté de Saint-Chamond, Joshua Uduje termine meilleur scoreur avec 19 points (15 d’éval), mais c’est Ludovic Dufeal qui affiche la meilleure évaluation (18) avec une prestation complète (9 points, 6 rebonds, 5 interceptions), illustrant l’intensité défensive des locaux. Collectivement, Blois a fait la différence au rebond (44 à 37) et s’est montré plus adroit aux tirs (48,65% contre 39,13%), notamment derrière l’arc (47,83%). Saint-Chamond a tenté de compenser par une activité défensive intéressante (11 interceptions), mais a été pénalisé par une adresse trop irrégulière et une domination adverse dans la raquette. Dans une rencontre accrochée, Blois a su faire parler sa maîtrise collective et son impact intérieur pour faire la différence, infligeant à Saint-Chamond une défaite malgré une belle résistance.
Quimper 67-81 Roanne
Roanne s’est nettement imposé sur le parquet de Quimper (67-81) au terme d’une rencontre maîtrisée sur la durée. Le début de match est équilibré (21-22), avant que les Roannais ne prennent un premier ascendant dans le deuxième quart-temps (19-25) pour virer en tête à la pause (40-47). Au retour des vestiaires, la Chorale garde le contrôle (14-15) et finit par creuser définitivement l’écart dans le dernier acte (13-19), portant son plus gros avantage à +18. Symbole de cette domination, Roanne a passé 36 minutes en tête. Sur le plan individuel, Christopher Dauby a été le moteur de Quimper avec 14 points et la meilleure évaluation côté breton (20), bien épaulé au scoring par Terrell Gomez et Chudier Bile (14 points chacun). En face, Harvey Gauthier termine meilleur marqueur de la rencontre avec 16 points, tandis qu’Aaron Levarity a livré une prestation complète (14 points, 10 rebonds) pour la meilleure évaluation du match (22). Collectivement, Roanne a fait la différence dans les secteurs clés : domination au rebond (44 à 33), meilleure circulation de balle (19 passes décisives contre 12) et surtout une efficacité redoutable à deux points (65,85 % contre 52,78 %). Quimper, trop irrégulier n’a jamais réussi à inverser la tendance. Une victoire solide pour la Chorale, qui confirme sa dynamique, tandis que les Bretons restent en difficulté. Grace à ce succès en terre bretonne, la Chorale décroche son billet pour la Betclic ELITE !
Pau-Lacq-Orthez 92-71 Antibes
Pau-Lacq-Orthez s’impose largement face à Antibes (92-71) au terme d’une rencontre maîtrisée, surtout après la pause. Pourtant, le début de match est équilibré avec un premier quart-temps en faveur des Béarnais (24-17), avant une réaction antiboise dans le deuxième acte (15-23) qui leur permet de virer en tête à la pause (39-40). Mais au retour des vestiaires, Pau change totalement de dimension : un troisième quart-temps à sens unique (27-14) renverse définitivement la rencontre, avant de finir fort dans le dernier acte (26-17). Avec 34 minutes passées en tête et un écart maximal de +21, Pau a nettement dominé la seconde période. Sur le plan individuel, Sitraka Raharimanantoanina a livré une prestation XXL avec 23 points, 12 rebonds et 37 d’évaluation, leader incontesté de Pau et 3e meilleure évaluation de la saison en ELITE 2. Côté Antibes, Shekinah Munanga a été le meilleur marqueur avec 17 points pour 20 d’évaluation. Collectivement, Pau a pris l’ascendant dans tous les secteurs clés : domination au rebond (45 à 39), circulation de balle plus fluide (24 passes décisives contre 12) et meilleure adresse globale (52,1% à 2 points contre 47%, 33,3% à 3 points contre 24,2%, et 85,7% aux lancers francs contre 71,4%). Une victoire nette et sans appel pour Pau-Lacq-Orthez, construit sur une seconde mi-temps de très haut niveau.
Orléans 85-80 Challans
Orléans s’est imposé à domicile face à Challans (85-80) au terme d’un match globalement maîtrisé, malgré une fin de rencontre plus accrochée. Les locaux ont rapidement pris les commandes avec un premier quart-temps solide (27-19), avant de confirmer leur avance à la pause (47-38). Au retour des vestiaires, Orléans a continué de contrôler le tempo (66-56 à l’issue du troisième quart), s’offrant jusqu’à 12 points d’avance. Mais Challans, plus agressif dans le dernier acte (24-19), a tenté un retour sans parvenir à renverser une rencontre dominée 35 minutes par les Orléanais (contre seulement 3 pour les Vendéens). Sur le plan individuel, Nathan Kuta a été le moteur d’Orléans avec 18 points et 23 d’évaluation, bien épaulé par Vincent Vent (14 points). Côté Challans, Paul Billong a porté son équipe avec 21 points pour 22 d’évaluation, tandis que Tanguy Touzé a ajouté 13 points et 15 d’éval. Collectivement, Challans a dominé au rebond (38 à 30) et affiché une meilleure adresse à deux points (73,3 % contre 64,3 %), mais Orléans a compensé par une circulation de balle plus fluide (24 passes décisives contre 16) et une activité défensive marquée (10 interceptions contre 4). Autre facteur clé : les pertes de balle, avec 19 ballons perdus pour Challans contre seulement 10 pour Orléans. Malgré une belle résistance en fin de match, les Vendéens paient leur retard accumulé, tandis qu’Orléans valide un succès construit sur sa maîtrise collective et sa capacité à dicter le rythme
Les 3 informations de la J35 :
Roanne champion d'ELITE 2. La Chorale a rempli sa mission avec brio. En s'imposant avec autorité sur le parquet de Quimper (67-81), les joueurs de Roanne ont officiellement validé leur titre et, par la même occasion, leur montée directe en Betclic ELITE.
Sitraka Raharimanantoanina, une performance historique. Le Palais des Sports de Pau a été le théâtre d'un véritable récital individuel lors de la victoire de l'Élan Béarnais face à Antibes (92-71). Sitraka Raharimanantoanina a survolé les débats avec une feuille de stats impressionnante : 23 points et 12 rebonds pour une évaluation monumentale de 37. Cette prestation majuscule constitue la troisième meilleure performance individuelle de la saison en ELITE 2.
Carton plein pour le haut de tableau. Fait rare à ce stade de la saison, la hiérarchie a été scrupuleusement respectée sur tous les parquets. Les neuf premières équipes au classement ont toutes remporté leur duel lors de cette J35. Qu'il s'agisse de victoires fleuves, succès au forceps ou de victoires maîtrisées les cadors n'ont laissé aucune miette aux équipes de bas de tableau. Ce "9 sur 9" maintient un suspense haletant pour le positionnement final avant les playoffs.