
La 30e journée a rendu ses derniers arbitrages après une soirée à haute intensité. À tout seigneur tout honneur, Paris Basketball sécurise définitivement la première place du classement général suite à son succès face à Lyon-Villeurbanne. Pour Le Mans, la fête est également totale puisque cette ultime victoire à domicile valide officiellement la qualification du club sarthois pour les playoffs. L'exploit marquant de ce baisser de rideau reste la performance de Boulazac, qui s'offre un Monaco décimé pour achever son exercice en beauté.
Dans la lutte pour la phase finale, Nancy prolonge le plaisir en accrochant son billet pour le play-in, conservant toutes ses chances de rejoindre le top 8. Chalon/Saône l'accompagnera dans ce mini-tournoi après être sorti vainqueur d'une prolongation étouffante contre Strasbourg qui sera également en play-in. Bien que victorieuse, l'équipe de Bourg-en-Bresse devra elle aussi passer par la case du play-in afin de décrocher son ticket pour les quarts de finale. Dans la course au maintien, Gravelines-Dunkerque valide son ticket pour la saison prochaine en Betclic ÉLITE en dépit de son revers du soir. Le destin est en revanche plus incertain pour Saint-Quentin, dont le salut passera obligatoirement par un sacre lors des playoffs d'accession pour espérer conserver sa place au plus haut niveau.
Paris 87-76 Lyon-Villeurbanne
Paris s’est imposé face à Lyon-Villeurbanne (87-76) au terme d’un match longtemps indécis, marqué par 22 changements de leader. L’ASVEL avait pourtant mieux négocié la première période : après un premier quart remporté par Paris (17-13), les Villeurbannais ont répondu avec autorité dans le deuxième acte (31-22) pour virer en tête à la pause (44-39). Mais Paris a progressivement inversé la dynamique au retour des vestiaires, d’abord en reprenant le contrôle dans le troisième quart-temps (23-16), puis en étouffant l’ASVEL dans le dernier acte (25-16). Les Parisiens ont signé le plus gros écart du match avec 11 points d’avance, contre 10 pour l’ASVEL, et ont surtout fait la différence par leur impact physique : 53 rebonds à 41, dont 37 défensifs. Nadir Hifi a été le meilleur marqueur parisien avec 21 points, 5 passes et 15 d’évaluation, tandis que Daulton Hommes a livré le match le plus complet côté Paris avec 10 points, 8 rebonds et 16 d’évaluation. En face, Paul Eboua et Shaquille Harrison ont terminé meilleurs marqueurs villeurbannais avec 13 points chacun, Harrison ajoutant 6 passes, 4 interceptions et 15 d’évaluation. L’ASVEL a davantage fait circuler le ballon (17 passes à 12) et provoqué des pertes de balle parisiennes, mais son adresse extérieure trop faible (7/31 à 3 points, 22,58 %) et son déficit aux lancers (17/27 contre 30/38 pour Paris) ont pesé lourd dans le money-time.
Le Mans 101-84 Limoges
Le Mans s’est largement imposé face à Limoges (101-84), dans une rencontre longtemps accrochée avant le coup d’accélérateur décisif des Sarthois au retour des vestiaires. Devant après le premier quart-temps (25-20), le MSB a ensuite vu Limoges réagir avant la pause, remportée de peu par les visiteurs sur le deuxième acte (25-16), pour revenir à 41-45 à la mi-temps. Mais le match a basculé dans un troisième quart-temps totalement maîtrisé par Le Mans, remporté 36-11, avec un écart qui a grimpé jusqu’à +26. Le MSB a dominé la rencontre au rebond (47 à 33), dans la circulation du ballon (26 passes à 22) et surtout à 3-points, avec un excellent 18/36, soit 50 % de réussite. David DiLeo a signé la meilleure évaluation mancelle avec 19 points, 7 rebonds et 20 d’évaluation, tandis que Johnny Berhanemeskel a également brillé avec 19 points à 5/7 de loin. Trevor Hudgins a ajouté 17 points et 3 passes, et Jonathan Jeanne a pesé près du cercle avec 9 rebonds. Côté Limoges, Gavin Ware termine meilleur marqueur avec 16 points, tandis que Frank Mason III et Hugo Invernizzi affichent tous deux 19 d’évaluation, Mason ajoutant 14 points, 7 rebonds et 8 passes. Malgré une belle adresse à 2-points (21/34, 61,76 %), le CSP a payé son troisième quart-temps manqué et son déficit au rebond.
Le Portel 80-126 Dijon
Dijon a signé une démonstration offensive sur le parquet du Portel en s’imposant très largement 126-80, dans un match qui a totalement basculé après la pause. Déjà devant à la mi-temps (62-54) après deux premiers quart-temps offensifs (27-33 puis 27-29), la JDA a ensuite fait exploser l’ESSM dans un troisième acte à sens unique, remporté 41-9. Avec 34 minutes passées en tête, un plus gros écart monté à +50 et une plus grosse série de 30-0, Dijon a écrasé la rencontre par son adresse et sa maîtrise collective. Les Bourguignons ont shooté à un niveau exceptionnel : 17/26 à 3 points, soit 65,38 %, tout en dominant aussi aux rebonds (40 à 26) et à la passe (30 passes décisives contre 13). Gregor Hrovat a été le grand homme dijonnais avec 27 points à 10/11 aux tirs, dont 3/3 à 3 points, 3 passes, 2 interceptions et 31 d’évaluation. À ses côtés, Robin Ducoté a brillé avec 17 points, 6 rebonds et 22 d’évaluation, tandis que David Holston a compilé 12 points et 5 passes en seulement 7 minutes. Côté Portel, Greg Lee a surnagé avec 32 points, 5 rebonds, 4 passes et 31 d’évaluation, bien accompagné statistiquement par Kylian Mpete avec 24 points. Mais l’ESSM a payé trop cher son trou noir du troisième quart-temps et son déficit collectif, notamment à l’adresse extérieure et au rebond, face à une JDA en état de grâce.
Strasbourg 90-91 AP Chalon/Saône
Chalon/Saône a signé une victoire au forceps sur le parquet de Strasbourg (90-91), au terme d’un match irrespirable, conclu après prolongation. Les deux équipes se sont d’abord neutralisées dans un premier quart-temps parfaitement équilibré (22-22), avant que la SIG ne prenne un court avantage à la pause grâce au deuxième acte (46-44). Mais Chalon n’a jamais lâché : les Bourguignons ont grignoté leur retard dans le troisième quart-temps (20-21), puis ont arraché la prolongation après un dernier acte encore très serré (16-17). Dans un match marqué par 32 changements de leader, Strasbourg a pourtant passé plus de temps devant au score (25 minutes) que Chalon (11), avec un plus gros écart limité à 8 points, preuve de l’intensité du bras de fer. Côté strasbourgeois, Mike Davis Jr a terminé meilleur marqueur avec 18 points, tandis qu’Abdoulaye Ndoye a livré la meilleure évaluation de la SIG avec 9 points, 6 rebonds, 7 passes, 2 interceptions et 17 d’évaluation. Nelly Joseph s’est aussi distingué dans la peinture avec 13 points et 13 rebonds. En face, Jeremiah Hill a porté Chalon avec 19 points, 9 rebonds et 18 d’évaluation, bien épaulé par Justyn Mutts (14 points, 11 rebonds) et Grant Golden (10 points, 13 rebonds). Collectivement, Chalon a fait la différence au rebond (53 prises contre 46) et sur la ligne des lancers (24/32 contre 20/29), malgré une SIG plus collective dans la création (22 passes décisives contre 12) et plus agressive en défense (11 interceptions contre 9). Dans cette bataille d’usure, c’est finalement Chalon qui a eu le dernier mot, d’un tout petit point.
Nanterre 66-79 Cholet
Cholet s’est imposé à Nanterre (66-79) au terme d’un match renversant, longtemps favorable aux Franciliens avant le gros coup d’accélérateur des visiteurs. Nanterre avait pourtant parfaitement démarré, avec un premier quart-temps maîtrisé (23-14) et jusqu’à 19 points d’avance dans la rencontre. Encore devant à la pause (38-35), les Nanterriens ont ensuite subi la montée en puissance choletaise, notamment dans un troisième quart-temps décisif remporté 27-15 par CB. Plus solide dans la durée, Cholet a passé 22 minutes en tête, avant de creuser un écart maximal de 15 points. Statistiquement, les Choletais ont fait la différence par leur adresse extérieure (9/23 à 3-points, 39,1 %, contre 7/30, 23,3 % pour Nanterre), leur domination au rebond (36 à 32) et leur agressivité sur la ligne (20/27 aux lancers). Individuellement, Jamuni McNeace a porté Cholet avec 16 points, 6 rebonds, 3 contres et 21 d’évaluation, tandis que Nathan De Sousa a aussi signé une prestation majeure avec 14 points, 3 rebonds, 3 passes, 4 interceptions et 21 d’évaluation. Côté Nanterre, Lucas Dussoulier termine meilleur marqueur avec 11 points, alors que Hugo Yimga-Moukouri affiche la meilleure évaluation francilienne avec 10 points, 6 rebonds et 11 d’évaluation. Cholet a su encaisser le premier impact avant de prendre le contrôle, avec un troisième acte qui a totalement fait basculer la rencontre.
Bourg-en-Bresse 95-78 Gravelines-Dunkerque
Bourg-en-Bresse a maîtrisé son sujet face à Gravelines-Dunkerque en s’imposant nettement 95-78. La JL a pris le meilleur départ dans le premier quart-temps (23-19) avant de creuser progressivement l’écart, avec une avance conservée pendant 31 minutes et un plus gros écart de 17 points, soit l’écart final. Les Bressans ont surtout fait la différence par leur adresse : 41,18% à 3-points et seulement 9 ballons perdus, contre 11 pour le BCM. Collectivement, Bourg a également dominé la bataille du rebond (38 à 28) et mieux partagé le ballon avec 23 passes décisives, contre 15 pour Gravelines-Dunkerque. Le joueur le plus tranchant côté burgien a été William McDowell-White, auteur de 17 points, 5 passes, 3 rebonds et 20 d’évaluation, tandis que Tre Mitchell a ajouté 13 points avec un différentiel de +18. En face, Edom Maxhuni a porté le BCM offensivement avec 20 points à 7/9 aux tirs, dont 4/5 à 3-points, pour 18 d’évaluation, mais Gravelines-Dunkerque a manqué de relais et de constance pour rivaliser sur la durée. Malgré les apports de Mike Lewis II (15 points) et Valentin Chéry (13 points, 5 rebonds, 19 d’évaluation), le BCM a progressivement cédé face à une équipe de Bourg plus complète, plus propre et plus efficace dans les moments clés.
Nancy 84-71 Saint-Quentin
Nancy s’est imposé face à Saint-Quentin 84-71, au terme d’un match longtemps accroché avant de faire la différence dans le money-time. Les Lorrains ont pris le meilleur départ en remportant le premier quart-temps 14-13, avant de conserver une courte avance à la pause (33-31) dans une rencontre très indécise. Saint-Quentin est resté au contact dans le troisième acte, mais Nancy a gardé la main avant d’étouffer le SQBB dans les dix dernières minutes, remportées 23-13. Malgré 25 changements de leader, les Nancéiens ont passé beaucoup plus de temps devant au score (28 minutes contre 4) et ont fini par creuser un écart maximal de 14 points. Le grand homme du match se nomme Stéphane Gombauld, auteur de 18 points, 11 rebonds et 26 d’évaluation, avec un parfait 6/6 à 2 points et 6/6 aux lancers. Il a été bien accompagné par Phlandrous Fleming Jr et Mohammad Amini, tous deux à 17 points, tandis que Kevin Marsillon-Noleo a apporté 8 points, 9 rebonds et 16 d’évaluation. Côté Saint-Quentin, Nick Johnson a tenu son équipe avec 17 points, 5 rebonds, 6 passes et 20 d’évaluation, mais le SQBB a manqué d’adresse intérieure (14/35 à 2 points, 40%) et de réussite sur la ligne (16/28 aux lancers, 57,1%). Les deux équipes ont terminé à égalité au rebond (39-39), mais Nancy a fait la différence par son efficacité près du cercle (20/28 à 2 points, 71,4%) et sa solidité dans le dernier quart.
Boulazac 92-74 Monaco
Boulazac a signé une victoire nette face à Monaco (92-74), en construisant son succès dans les deuxième et troisième quart-temps. Après un premier acte équilibré (21-21), le BBD a accéléré avant la pause avec un 28-17 qui lui a permis de rentrer aux vestiaires avec 11 points d’avance (49-38). Les Périgourdins ont ensuite enfoncé le clou au retour des vestiaires (18-12), portant l’écart à 17 longueurs avant les dix dernières minutes. Monaco a mieux terminé la rencontre (24-25), mais sans jamais réellement pouvoir revenir, Boulazac ayant compté jusqu’à 21 points d’avance et passé 30 minutes et 05 secondes devant au score. Le grand homme du match se nomme Essome Miyem, auteur de 17 points, 13 rebonds, 3 passes et 27 d’évaluation, meilleur marqueur et meilleure évaluation côté Boulazac. Il a été bien accompagné par Cyrille Eliezer-Vanerot (16 points, 4 rebonds, 17 d’évaluation), Ousman Krubally (13 points, 10 rebonds) et Will Cherry, précieux à la création avec 9 passes décisives. Collectivement, Boulazac a dominé plusieurs secteurs clés : 48 rebonds à 44, 20 passes à 12, seulement 7 balles perdues contre 11 pour Monaco, et une très grosse adresse aux lancers avec 16/17. Côté monégasque, Kyllian Michée a tenu son rang avec 21 points, 4 rebonds, 5 passes et 23 d’évaluation, meilleur marqueur et meilleure évaluation de la Roca Team. Yoan Makoundou a ajouté 15 points, tandis que Yssam Moungalla s’est distingué au rebond avec 12 prises. Mais Monaco a trop souffert dans le jeu collectif et dans la gestion du ballon pour rivaliser sur la durée. Malgré un match longtemps animé par les changements de leader — 20 au total — Boulazac a fini par imposer sa puissance, son sérieux et son efficacité pour s’offrir un succès de référence.
Les 3 informations de cette J30 Betclic ELITE:
Paris termine sur le toit de la saison régulière. En s'imposant 87-76 face à Lyon-Villeurbanne lors de cette ultime journée, Paris Basketball a définitivement verrouillé la 1ère place du classement général (avec un bilan de 22 victoires pour 8 défaites).
Le Mans décroche le dernier billet direct pour les playoffs. Grâce à sa large victoire à domicile face à Limoges (101-84), Le Mans sécurise la 6e place du classement (19 victoires - 11 défaites). Ce succès permet aux Sarthois de valider officiellement et directement leur ticket pour les quarts de finale des playoffs, évitant ainsi le piège du play-in.
Saint-Quentin condamné aux playoffs d'accession pour sa survie. Battu sur le parquet de Nancy (84-71), Saint-Quentin termine à la 15e place du classement général (8 victoires - 22 défaites). Pour sauver sa place et espérer rester en Betclic ÉLITE la saison prochaine, le club de l'Aisne n'a plus le droit à l'erreur et devra obligatoirement remporter les playoffs d'accession.