Cette 28ème levée de Betclic ELITE a offert un spectacle offensif mémorable, marqué par les cartons de Limoges au Portel (105-83) et du Mans face à Nancy (102-74). Si Lyon-Villeurbanne a tenu son rang contre Gravelines-Dunkerque, le frisson est venu des prolongations : Chalon-sur-Saône a créé l'exploit à Paris (105-103) tandis que Monaco s'est extirpé du piège strasbourgeois (118-114). Dans la course aux play-offs, les succès autoritaires de Nanterre et Cholet rebattent sérieusement les cartes avant la dernière ligne droite.
Le Mans 102-74 Nancy
Le Mans n’a laissé aucune chance à Nancy en s’imposant largement 102-74 dans une rencontre maîtrisée de bout en bout. Les Manceaux ont rapidement pris les commandes dès le premier quart-temps (22-18) avant d’accélérer avant la pause (29-18) pour rentrer aux vestiaires avec un matelas confortable. Le troisième quart (33-23) a définitivement scellé le sort du match, portant l’écart jusqu’à un maximum de +34. Preuve de cette domination, Le Mans a mené pendant 37 minutes sur 40.Collectivement, les Sarthois ont affiché une belle efficacité offensive avec 62,8% à 2 points et une adresse solide à 3 points (42,9%), tout en dominant Nancy au rebond (35 à 29) et à la passe (24 à 20). En face, Nancy a souffert défensivement et n’a jamais réussi à inverser la tendance malgré une adresse correcte aux lancers (75%). Individuellement, Trevor Hudgins s’est montré le plus prolifique pour Le Mans avec 21 points, tandis que Lucas Dufeal a signé la meilleure évaluation avec 20 (14 points à 87,5% aux tirs). À noter également l’impact de Travante Williams (+21 de +/-). Côté nancéien, Stéphane Gombauld a tenu son rang avec 19 points et la meilleure évaluation du match (26), bien épaulé par Phlandrous Fleming Jr (14 points). Au-delà du score, certains chiffres marquent : Le Mans a provoqué 21 balles perdues adverses, tout en limitant les siennes (11), et a imposé une séquence maximale de 13 points consécutifs. Une démonstration collective aboutie qui confirme la dynamique manceau, face à une équipe de Nancy dépassée dans tous les compartiments du jeu.
Lyon-Villeurbanne 88-79 Gravelines-Dunkerque
Lyon-Villeurbanne s’est imposé logiquement face à Gravelines-Dunkerque (88-79) au terme d’une rencontre globalement maîtrisée. Portés par un excellent début de match (20-17), les Villeurbannais ont accéléré dans le deuxième quart-temps (23-16) pour virer en tête à la pause avec une avance confortable (43-33). Malgré un sursaut nordiste au retour des vestiaires (27-25), l’ASVEL a su garder le contrôle dans le dernier acte (18-21). Avec 34 minutes passées en tête et un plus gros écart de +18, les Villeurbannais ont dicté le tempo de bout en bout.Sur le plan individuel, Shaquille Harrison a été le grand artisan du succès rhodanien avec 24 points et 29 d’évaluation, meilleur marqueur et MVP du match. Il a été bien épaulé par Edwin Jackson (16 points, 16 d’éval) et Melvin Ajinça (13 points, 17 d’éval). Côté Gravelines, Jacob Gilyard a répondu présent avec 20 points et 23 d’évaluation, tandis que Bruno Cingala-Mata s’est illustré dans la peinture pour ses débuts avec le BCM avec 15 points et 5 rebonds (19 d’éval). Collectivement, l’ASVEL a fait la différence grâce à son efficacité offensive (75,8% à 2 points contre 60,7% pour Gravelines) et sa domination aux rebonds (33 à 27). Les Villeurbannais ont également mieux circulé le ballon (22 passes décisives contre 19) et provoqué davantage de fautes, avec une adresse solide aux lancers francs (82,4%). À noter aussi les 10 interceptions lyonnaises, symbole d’une défense agressive. Malgré une belle adresse extérieure (40% à 3 points) et les efforts de ses leaders, Gravelines a souffert dans l’impact physique et n’a jamais réellement réussi à inverser la tendance.
Boulazac 68-77 Cholet
Cholet est allé chercher un succès précieux sur le parquet de Boulazac (68-77) au terme d’un match accroché mais globalement maîtrisé. Les locaux avaient pourtant idéalement lancé la rencontre en remportant le premier quart-temps (22-16), avant de voir Cholet inverser la tendance dès le deuxième acte (16-23) pour virer en tête à la pause (38-39). Le troisième quart (13-17) a confirmé la montée en puissance des visiteurs, qui ont ensuite contrôlé la fin de match (17-21). Dans une rencontre marquée par 22 changements de leader et un écart maximal de 12 points, Cholet a su faire la différence dans la durée, malgré seulement 13 minutes passées en tête contre 23 pour Boulazac. Individuellement, Gerald Ayayi a été le grand artisan du succès choletais avec 25 points et la meilleure évaluation du match (26). Il a été bien épaulé par DeAndre Gholston (11 points) et Keshawn Justice (9 points, +25 au +/-). Côté Boulazac, Cyrille Eliezer-Vanerot termine meilleur marqueur avec 13 points, tandis qu’Ousman Krubally s’est illustré avec une performance complète (11 points, 13 rebonds, 17 d’évaluation), dominant dans la raquette. Collectivement, Boulazac a pris l’avantage au rebond (51 contre 42), notamment grâce à l’activité de Krubally, mais Cholet a compensé par une meilleure efficacité globale (51,3% à 2 points contre 44,1%). Les visiteurs ont également mieux protégé le ballon (10 pertes contre 17) et distribué davantage (18 passes contre 13). À retenir plusieurs chiffres marquants : les 13 rebonds de Krubally, les 12 lancers francs tentés par Ayayi (9 réussis), ou encore l’impact au +/- de Justice (+25), symbole de l’impact du banc choletais. Une victoire construite sur la rigueur et l’efficacité dans les moments clés, fidèle aux exigences du haut de tableau.
Le Portel 83-105 Limoges
Limoges n’a laissé aucune chance au Portel sur son parquet en s’imposant largement 105 à 83, au terme d’une rencontre totalement maîtrisée. Après un premier quart-temps déjà à l’avantage des visiteurs (34-24), le CSP a progressivement creusé l’écart, menant 57-42 à la pause. Le troisième quart (22-17) a confirmé la domination limougeaude avant un dernier acte du même acabit (26-24). Symbole de cette mainmise : 39 minutes passées en tête, aucun changement de leader et un écart maximal de 28 points. Collectivement, Limoges a livré une prestation aboutie avec une meilleure longue distance (45,8% à 3 points contre 38,1%), mais aussi une domination nette au rebond (37 à 18) et à la passe (23 passes contre 18). Les visiteurs ont également su provoquer davantage de fautes et capitaliser aux lancers (24/27 soit 88,9% contre 7/12 pour l'ESSM). Individuellement, Lucas Fischer a été le meilleur marqueur du Portel avec 26 points (9/12 à 2 points, 2/4 à 3 points) pour 22 d’évaluation, bien épaulé par Greg Lee (17 points) et Kylian Mpete (16 points, 6 passes, 20 d’éval). Côté Limoges, la marque a été très bien répartie avec Nicolas Lang (14 points) comme meilleur scoreur, mais c’est Justin Lewis qui s’est montré le plus complet avec 13 points, 4 passes et 18 d’évaluation. À noter également l’apport du banc, avec plusieurs joueurs à plus de 10 points. Dans cette rencontre à sens unique, Limoges a imposé son rythme et sa densité collective pour s’offrir un succès convaincant à l’extérieur, tandis que Le Portel a souffert défensivement et dans l’impact physique, notamment sous les cercles.
Nanterre 87-69 Dijon
Nanterre n’a laissé aucune chance à Dijon avec une victoire nette et maîtrisée (87-69), construite dès le début de match. Les Franciliens ont rapidement pris les commandes (28-22 au 1er quart), avant d’accentuer leur avance juste avant la pause (49-40). Le troisième quart-temps a marqué un coup d’arrêt offensif (13 points inscrits), mais sans conséquence, puisque Nanterre a terminé fort (25-11 dans le dernier acte) pour creuser l’écart final, avec un plus gros avantage de +20. Les hommes de Julien Mahé ont passé 35 minutes en tête, preuve d’une domination quasi totale malgré 8 changements de leader. Individuellement, Donta Scott s’est illustré comme meilleur scoreur de la rencontre avec 22 points (10 rebonds, 22 d’évaluation), tandis que Benjamin Sene a été le joueur le plus efficace côté Nanterre avec 18 points et 21 d’évaluation. À noter également l’activité énorme de Mitchell Saxen, auteur de 11 rebonds et 17 d’évaluation malgré 0 point inscrit. Côté dijonnais, Kregor Hermet (13 points) et Williams Narace (12 points, 9 rebonds, 11 d’évaluation) ont tenté de maintenir leur équipe à flot.Collectivement, Nanterre a dominé dans plusieurs secteurs clés : 47 rebonds contre 37, mais aussi une meilleure adresse globale (68,2% à 2 points contre 39,5% pour Dijon). Les locaux ont également distribué plus de passes (23 contre 14), illustrant une circulation de balle plus fluide. Dijon, en difficulté à longue distance (25% à 3 points), n’a jamais réussi à inverser la tendance et a été juste correcte aux lancers (69,2%). Un match marqué par la densité intérieure de Nanterre et sa capacité à faire la différence dans les moments clés, notamment dans le dernier quart-temps où Dijon a complètement craqué offensivement (11 points inscrits).
Paris 103-105 AP Chalon/Saône
Chalon-sur-Saône s’impose à Paris après prolongation (103-105), au terme d’un match extrêmement serré, marqué par 38 changements de leader. Les Chalonnais ont mieux démarré la rencontre en remportant le premier quart-temps (21-22), avant un deuxième acte parfaitement équilibré (26-26), leur permettant de virer en tête à la pause (47-48). Paris a ensuite pris l’ascendant au retour des vestiaires avec un très gros troisième quart-temps (21-9), pour passer devant avant les dix dernières minutes (68-57). Mais Chalon a totalement renversé la dynamique dans le quatrième quart-temps (31-20). 88-88 à la fin du temps réglementaire, direction la prolongation dans une fin de match irrespirable. Dans les cinq minutes supplémentaires, l’Élan a gardé son sang-froid (17-15) pour repartir de la capitale avec une victoire précieuse. Côté Paris, Nadir Hifi a porté l’attaque avec 36 points et Jeremy Morgan apporte 14 d'évaluation (7 points, 6 rebonds, 2 interceptions). Pour Chalon, Mathéo Leray a été déterminant avec 20 points, 6 passes décisives et 25 d’évaluation, accompagné par Grant Golden (17 points, 8 rebonds, 5 passes, 20 d’évaluation). Collectivement, Paris a dominé le rebond (49 à 36), mais Chalon a répondu par une meilleure adresse globale (54,35 % contre 51,43 %) et surtout une efficacité supérieure à 3-points (41,67 % contre 29,79 %). Jeremiah Hill a aussi pesé avec 17 points, 5 passes et 5 interceptions, un chiffre marquant dans ce succès chalonnais.
Bourg-en-Bresse 71-89 Saint-Quentin
Saint-Quentin a signé une très grosse performance en allant s’imposer sur le parquet de Bourg-en-Bresse (71-89), au terme d’un match maîtrisé après la pause. Bourg avait pourtant pris le meilleur départ en remportant le premier quart-temps (20-16), mais le SQBB a progressivement inversé la tendance, avant de faire exploser la rencontre dans un troisième acte décisif remporté 28-12. Avec 21 minutes passées en tête, Saint-Quentin a pris le contrôle du match dans la durée, jusqu’à compter 18 points d’avance, son plus gros écart de la soirée. Bourg, limité à 25% à 3-points (8/32) et plombé par 18 pertes de balle, n’a jamais trouvé la bonne carburation offensive. Le grand artisan du succès saint-quentinois se nomme Eddie Ekiyor, auteur d’un match d’une efficacité remarquable avec 23 points à 11/12 à 2-points, 4 rebonds et 23 d’évaluation. Cat Barber a lui aussi pesé très lourd avec 22 points, 8 passes décisives, 2 interceptions et la meilleure évaluation du match côté SQBB (24). Saint-Quentin a fait la différence par son adresse : 52,27% à 2-points, 38,1% à 3-points et 19 passes décisives, contre 18 pour Bourg. En face, Adam Mokoka a terminé meilleur marqueur bressan avec 10 points, tandis que Tre Mitchell a signé la meilleure évaluation de son équipe avec 15, grâce à ses 8 points, 5 rebonds et 5 passes. Malgré une domination au rebond pour Bourg (38 prises contre 35), la JL n’a pas réussi à compenser l’impact offensif et la maîtrise collective de Saint-Quentin, qui repart de l’Ain avec une victoire nette et autoritaire.
Strasbourg 114-118 AP Monaco
Monaco s’est imposé au bout du suspense sur le parquet de Strasbourg (114-118 a.p.), dans une rencontre spectaculaire où les deux équipes ont longtemps refusé de lâcher prise. Après un premier quart-temps parfaitement équilibré (23-23), la Roca Team a pris une première option avant la pause grâce à un deuxième acte mieux maîtrisé (30-22), avant de voir Strasbourg réagir fort dans le troisième quart-temps (29-23). Les Alsaciens ont même tenu tête jusqu’au bout du temps réglementaire, avant que Monaco ne fasse la différence en prolongation (15-11), après une rencontre marquée par 24 changements de leader. La Roca Team a pourtant mené pendant 37 minutes, avec un plus gros écart de 12 points. Côté monégasque, Matthew Strazel et Mike James ont terminé meilleurs marqueurs avec 21 points chacun, James ajoutant 6 passes et 5 rebonds pour 23 d’évaluation, tandis que Nemanja Nedovic a signé une prestation très propre avec 20 points, 6 passes et 24 d’évaluation, meilleure marque de Monaco. Strasbourg a été porté par un énorme Marcus Keene (34 points, 10 passes, 31 d’évaluation) et par Abdoulaye Ndoye, auteur de 23 points, 8 rebonds, 3 passes et 33 d’évaluation, meilleure évaluation du match. Collectivement, Strasbourg a dominé au rebond (38 à 28) et a distribué autant de passes que Monaco (27-27), mais la différence s’est faite sur l’adresse extérieure monégasque : 15/32 à 3-points, soit 46,88 %, contre 11/35 à 31,43 % pour la SIG. Une victoire de caractère pour Monaco, arrachée dans une partie offensive de très haut niveau
Les 3 informations de la J28 Betclic ELITE :
Le coup de tonnerre de Chalon à Paris. Dans le match le plus indécis de la saison (38 changements de leader), l'Élan Chalon est allé s'imposer après prolongation (105-103) à l'Adidas Arena. Portés par les 20 points et 25 d'évaluation de Mathéo Leray, les Chalonnais ont fait chuter des Parisiens pourtant portés par un Nadir Hifi record (36 points).
La bataille pour le Top 2 s'intensifie. Grâce à sa victoire contre Dijon (87-69), Nanterre 92 s'empare de la 2ème place du classement (20V-8D), à égalité avec Paris. Les Franciliens ont pu compter sur la domination intérieure de Donta Scott (22 points, 10 rebonds, 22 d'éval) et de Mitchell Saxen, auteur d'un match atypique avec 11 rebonds sans marquer le moindre point.
Les bonnes opérations de Saint-Quentin et Limoges. Alors que la lutte pour le maintien et les play-in fait rage, le SQBB a frappé un grand coup en s'imposant largement à Bourg-en-Bresse (89-71) avec un Eddie Ekiyor impérial (23 points à 11/12 aux tirs). De son côté, Limoges a fait le job face au Portel (105-83), porté par un collectif huilé (9 joueurs à plus de 10 points) et une adresse aux lancers-francs chirurgicale (88,9%).