
-By David Loriot

Avec Monaco, rien n'est jamais simple. Comme si tout, désormais, devait se construire à la bagarre. À sept jours de la reprise du Championnat de France de NM1, le 18 septembre, l'ASM est toujours dans l'attente de la validation de son dossier par la Fédération française de basket (FFBB). Ni inquiet, ni paisible. Mais ça continue de secouer pour un champion de France rétrogradé, qui n'en finit pas de s'agiter au milieu des remous.
Si la FFBB devrait, a priori, valider samedi la présence de l'AS Monaco en Troisième Division, on ne peut pas dire que la sérénité règne sur le Rocher, à une semaine de recevoir potentiellement Berck pour la première journée.
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Pourtant, tout le monde devrait se réjouir de cette probable issue sportive. Un moindre mal après une dégringolade financière qui aurait pu enfouir la Roca Team dans les tréfonds des divisions amateurs. Si feu vert fédéral il y a, l'instance aura en tout cas porté une attention toute particulière à l'étude du dossier monégasque, forcément sensible, exigeant notamment d'ultimes documents comptables, parvenus pour la petite histoire avec quinze minutes de retard sur la deadline fixée mercredi à midi.
Tensions entre le secteur pro et la section amateur
Monaco semble donc se rapprocher de la ligne. Avec un nouveau projet, porté par un nouvel investisseur, désormais propriétaire du club. L'entreprise Swiss Montana AG, dirigée par Thomas Kurk, a en effet pris la gouvernance, en rachetant 97 % des parts, laissant 2 % à l'association AS Monaco et 1 % à la Principauté, via la SNF (Société Nationale de Financement). Selon nos informations, la holding suisse, référencée dans l'agroalimentaire, a même déjà déposé près de 3 millions d'euros en caisse et n'aura pas à supporter la « dette SNF » de 22 millions d'euros qui a, semble-t-il, été définitivement effacée par le gouvernement monégasque.
Malgré ces signaux positifs, le finaliste de l'Euroligue 2025 attaque pourtant la nouvelle aventure en ordre dispersé, sur fond de guerre des clans. Entre la SA AS Monaco, branche professionnelle du club, et l'association AS Monaco Basket amateur, l'entente est loin d'être cordiale.
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D'un côté, Oleksiy Yefimov est reparti au front, en directeur exécutif qu'il est toujours et chef du nouveau projet, faisant le tour des agents pour construire l'équipe. De l'autre, Nicolas Chattahy, président de l'AS Monaco Basket amateur, et Mickaël Pivaud, responsable du centre de formation, attendent une autre implication et une autre considération sur l'exercice à venir, après avoir été poliment ignorés par la direction de la Roca Team les saisons précédentes.
En Nationale 1, Monaco devrait afficher des moyens hors norme
La tension est réelle. En interne, certains ne savent plus qui suivre ou qui croire. L'association a pour elle un moyen de pression : elle est détentrice des droits sportifs qu'elle cède pour exploitation à la SA via une convention. Un levier de pression tout relatif cependant car, à Monaco, c'est l'association omnisports qui est, juridiquement, propriétaire des droits sportifs et non l'ASM basket amateur. De son côté, Yefimov, lui, connaît la maison par coeur et il a le réseau pour constituer en peu de temps une équipe compétitive qui ne visera rien d'autre que la remontée immédiate en Élite 2.
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À une semaine de la reprise, les deux clans ont tout intérêt à s'entendre. Au moins dans un premier temps. En NM1, Monaco devrait afficher des moyens hors norme par rapport au reste de la meute. On évoque même un budget de fonctionnement entre 8 et 10 millions d'euros, surdimensionné pour la division. Côté terrain, quatre joueurs sont déjà signés : l'ancien ailier de Vichy, Kenny Kasiama, l'arrière Luka Asceric (fils de Neno), l'ancien Buck et international Axel Toupane, et un joueur américain qui évoluait à Rouen la saison passée. Vu dans le groupe pro l'an dernier mais ne possédant pas le statut JFL pour avoir longtemps évolué au Real Madrid dans les sections jeunes, Kyllian Michée (19 ans) devrait tout de même grossir le roster monégasque.
En bord de touche, le tandem Sergii Gladyr et Manuchar Markoishvili est, à ce jour, toujours pressenti à la tête de l'équipe. En revanche, Monaco attend encore de connaître l'identité de son prochain président, alors que le club guette maintenant la fumée blanche pour la NM1.
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