Cette 31e journée a été marquée par un véritable coup de tonnerre avec la chute du leader roannais à domicile, relançant totalement la course à la première place. Alors que Pau-Lacq-Orthez continue sa remontée impressionnante avec une huitième victoire consécutive, le bas du classement a scellé le sort de Challans, officiellement relégué en NM1. Entre duels haletants pour le maintien et démonstrations de force des outsiders, ce week-end de championnat a profondément bouleversé la hiérarchie de l'ELITE 2.
Caen maîtrise son sujet et fait plier Quimper
Caen s'impose à domicile face à Quimper (85-77) au terme d'un match solide dans la durée. Ce sont pourtant les Bretons qui démarrent le mieux en remportant le premier quart-temps (23-25), avant que les Normands ne réagissent immédiatement en prenant l'avantage avant la pause (46-41 à la mi-temps). Le troisième quart-temps reste équilibré (18-17), mais Caen conserve le contrôle et valide son succès dans le dernier acte (21-19). Avec 24 minutes passées en tête et un écart maximal de +11, les locaux ont su gérer malgré 21 changements de leader. Sur le plan individuel, Siyani Chambers termine avec 16 points, tandis que Darel Poirier affiche la meilleure évaluation (20) avec 13 points et 9 rebonds. Kentan Facey s’est également illustré avec 17 points et 9 rebonds. Côté Quimper, Terrell Gomez mène l’attaque avec 19 points (22 d’évaluation), accompagné de Joel Awich (18 points, 6 rebonds). Collectivement, Caen a fait la différence dans la bataille des rebonds (45 à 32) et par son efficacité à l’intérieur (60 % à 2 points contre 45,8 %). Les deux équipes se neutralisent à la passe (20 passes chacune). Malgré 10 interceptions, les visiteurs n’ont pas réussi à faire basculer la rencontre. Une victoire importante pour Caen, qui confirme sa solidité à domicile dans un duel direct du bas de tableau.
Rouen s'impose à La Rochelle au terme d'un duel disputé
Rouen s'impose sur le parquet de La Rochelle (80-83) au terme d'un match disputé de bout en bout. Les deux équipes se sont neutralisées dans un premier quart-temps équilibré (15-15), avant que les Rochelais ne prennent un léger avantage à la pause grâce à un deuxième acte offensif (27-26, 42-41). Au retour des vestiaires, Rouen a progressivement repris le contrôle (15-16 dans le troisième quart), avant de faire la différence dans le money-time (23-26). Dans une rencontre marquée par 35 changements de leader et un écart maximal de seulement 5 points, chaque possession a compté. La Rochelle a cependant passé plus de temps en tête (16 minutes contre 13). Individuellement, Robert Ford III a porté La Rochelle avec 25 points et 31 d’évaluation, bien soutenu par Tyler Thomas (19 points). Du côté de Rouen, Arthur Bouba a été le facteur X avec 19 points et 23 d’évaluation, tandis qu’Ikenna Ndugba a apporté 15 points précieux en sortie de banc. Collectivement, Rouen a fait la différence dans la bataille du rebond (42 prises contre 28) et dans la circulation de balle (19 passes décisives contre 12). Les Normands ont également été plus adroits à trois points (43,48 % contre 36 %) et surtout plus présents sur la ligne des lancers (21/29 contre 13/16). À noter aussi les 8 rebonds de Gavin Kensmil côté Rouen, symbole d’une domination intérieure déterminante dans une rencontre ultra serrée.
Poitiers remporte la victoire au bout du suspense contre Orléans
Poitiers s'impose au bout du thriller contre Orléans (92-90) dans une rencontre extrêmement disputée avec pas moins de 10 changements de leader. Les locaux démarrent fort (25-24) avant de creuser un léger écart à la pause (53-45). Mais Orléans réagit parfaitement au retour des vestiaires en remportant le troisième quart (13-26) pour passer devant. Le money-time est alors irrespirable, et Poitiers fait la différence dans le dernier acte (26-19) pour arracher la victoire. Les Poitevins ont passé 25 minutes en tête, contre 12 pour Orléans, avec un plus gros écart de 12 points dans le match. Marcus Hammond a été le facteur X côté Poitiers avec 24 points, 7 rebonds et 27 d’évaluation, bien épaulé par Aurèle Brena-Chemille (17 points, 19 d’éval) et Marcus Gomis (21 points). À l’intérieur, Narcisse Ngoy a dominé avec 11 rebonds. En face, Siriman Kanouté a porté Orléans avec 23 points et 27 d’évaluation, tandis que Nathan Kuta s’est imposé dans la raquette avec 15 points et 7 rebonds. Collectivement, Orléans a dominé au rebond (41 à 33) et distribué plus de passes (20 contre 15), mais a été pénalisé par une adresse extérieure faible (28,6 % à 3 points contre 47,8 % pour Poitiers). Les locaux ont su faire la différence grâce à leur efficacité longue distance (11 paniers à 3 points) et leur solidité dans les moments clés. Un succès précieux pour Poitiers dans une rencontre à haute intensité.
Nantes s'impose contre Challans avec autorité
Nantes n'a laissé aucune chance à Challans en s'imposant largement 98-76, dans une rencontre maîtrisée de bout en bout. Les Nantais ont rapidement pris les commandes dès le premier quart-temps (28-16) avant de creuser encore l'écart juste avant la pause (50-32). Si le troisième quart-temps est resté équilibré (25-25), Nantes a parfaitement géré la fin de match pour maintenir son avance (23-19). Avec 38 minutes passées en tête et un plus gros écart de +25, les locaux ont totalement contrôlé les débats. Individuellement, Dylan Van Eyck a brillé pour Nantes avec 20 points (28 d’évaluation), meilleur scoreur et joueur le plus impactant de son équipe. Il est bien épaulé par Mathys Kangudia (17 points, 7 passes) et un collectif solide. Du côté de Challans, Randy Haynes et Luka Nikolic terminent meilleurs marqueurs avec 16 points chacun, mais c’est Nikolic qui se distingue le plus à l’évaluation avec 18 (16 points, 10 rebonds). Collectivement, Nantes a dominé dans plusieurs secteurs clés : plus performant à longue distance (10 tirs à 3 points contre 8) et surtout plus propre dans la circulation de balle avec 26 passes décisives contre 17. Malgré un léger avantage de Challans au rebond (43 à 40), les Nantais ont compensé par leur efficacité offensive et leur maîtrise du tempo. À noter le +22 de +/- de Van Eyck, symbole de son impact sur la rencontre. Une performance complète de Nantes qui confirme sa solidité, tandis que Challans a rapidement subi sans jamais réussir à inverser la dynamique. Avec ce nouveau revers, Challans est mathématiquement relégué en NM1.
Châlons-Reims assomme Roanne dès le début et bat le leader
Châlons-Reims s’impose avec autorité sur le parquet de Roanne (79-88) en prenant les commandes dès les premières minutes pour ne plus jamais les lâcher. Les visiteurs ont frappé fort d’entrée avec un premier quart-temps maîtrisé (18-33), avant d’enfoncer le clou avant la pause (36-59). Malgré une réaction roannaise au retour des vestiaires (19-13 dans le troisième quart), l’écart construit en première mi-temps — jusqu’à +27 — a permis aux Champenois de gérer sereinement la fin de match (24-16 dans le dernier acte). Châlons-Reims a passé 39 minutes en tête, sans jamais céder le leadership. Individuellement, Guillaume Grozinger a porté l’attaque avec 21 points, tandis que Djordje Milosevic s’est illustré par sa polyvalence (13 points, 5 rebonds, 6 passes, 19 d’évaluation). Côté Roanne, Adrien Moerman a été le plus en vue avec 20 points et 7 rebonds (23 d’évaluation), bien épaulé par Javon Masters (19 points). Collectivement, Châlons-Reims a fait la différence par son efficacité : 65,8 % à deux points contre 44,4 % pour Roanne et une excellente réussite aux lancers (82,3 % contre 65,4 %). Les visiteurs ont également dominé au rebond (39 à 31) et légèrement à la distribution (17 passes contre 16). Malgré un effort de Roanne en seconde période, l’écart initial s’est avéré trop important pour inverser la tendance. Les Marnais sans leur meneur de jeu américain Shamar Givance rentrent donc à la maison en s'offrant le leader.
Gries-Souffel s'impose dans un final irrespirable !
Dans un match palpitant, Gries-Souffel s'impose de justesse face à Denain (93-92) au terme d'un scénario totalement imprévisible. Les Alsaciens ont pris un excellent départ (26-25) avant de voir les visiteurs revenir et prendre l'avantage à la pause (44-46). Gries-Souffel a ensuite réagi avec autorité au retour des vestiaires en remportant le troisième acte (29-21) pour reprendre le contrôle (73-67 à la 30ème minute). Gries-Souffel a ensuite vu Voltaire trouver les ressources dans le money-time (20-25) pour mourir à 1 point au final. Avec 18 changements de leader et un écart maximal de 11 points, la rencontre a été d’une intensité rare, même si Gries a passé bien plus de temps en tête (32 minutes contre 4). Côté Gries-Souffel, Petar Aranitovic a été le leader offensif avec 21 points et 17 d’évaluation, tandis que Yauhen Massalski a livré une performance XXL dans la raquette (12 points, 13 rebonds, 23 d’évaluation). En face, Marcos Suka-Umu a porté Denain avec 18 points et 19 d’évaluation, secondé par un Christian Nelson rentable (12 d'éval en 15 minutes). Collectivement, les deux équipes se neutralisent au rebond (40 partout), mais Gries-Souffel a fait la différence grâce à son adresse aux lancers francs (81,4 % contre 58,9 %). Une victoire au mental pour Gries-Souffel.
Pau impose la hiérarchie face à Aix-Maurienne
Pau-Lacq-Orthez s'impose avec autorité face à Aix-Maurienne (89-77). Les Béarnais prennent rapidement les commandes dès le premier quart (23-22) avant de creuser un premier écart avant la pause grâce à un solide deuxième acte (26-20). Au retour des vestiaires, Pau maintient la pression (23-22) et verrouille définitivement le match dans le dernier quart (17-13). Avec 32 minutes passées en tête et un plus gros écart de +14, les locaux n’ont jamais vraiment tremblé. Collectivement, Pau a fait la différence par sa solidité globale : 40 rebonds à 35, 23 passes décisives à 21 et une meilleure gestion du ballon (13 pertes contre 17). Pau était privé de son maître à jouer Thomas Cornely blessé. Individuellement, Sitraka Raharimanantoanina a terminé meilleur marqueur palois avec 18 points (19 d’évaluation), tandis que Fabio Milanese a livré une prestation XXL à la mène avec 12 points et surtout 12 passes décisives (22 d’évaluation). En sortie de banc, François Wibaut a également brillé avec 14 points à 100 % à 3 points (3/3). Côté savoyard, Corentin Falcoz et Lucas Demahis Ballou ont chacun inscrit 14 points, ce dernier signant aussi la meilleure évaluation de son équipe (14). Mais malgré ces performances, Aix-Maurienne n’a jamais réussi à inverser la dynamique face à une formation paloise plus complète et plus constante sur l’ensemble du match.
Antibes accélère puis s'échappe contre Évreux
Antibes s'impose avec autorité face à Évreux (91-76) après un match renversé après la pause. Malmenés dans le premier quart-temps (19-27), les Sharks ont progressivement repris le contrôle, revenant à égalité à la mi-temps (46-44). Le troisième acte a marqué un tournant avec une défense plus solide (16-11), avant une dernière période parfaitement maîtrisée (29-21). Antibes a dominé le temps au score (26 minutes contre 12) et a creusé un écart maximal de 17 points pour s’assurer une fin de match sereine. Portés par un collectif efficace, les Azuréens ont fait la différence grâce à leur adresse extérieure (13/32 à 3 points, soit 40,62%). Shekinah Munanga s'est illustré avec 19 points et 21 d'évaluation, meilleur total de son équipe, tandis que Matthieu Gauzin a ajouté 18 points avec une belle efficacité. En face, Anthony Da Silva a été le leader d'Évreux avec 18 points et 23 d'évaluation, bien épaulé par Alexis Tanghe (13 points). Malgré une domination d’Évreux au rebond (51 prises contre 38), les Normands ont souffert d’un manque d’adresse longue distance (5/21 à 3 points, 23,81%) et n’ont pas su contenir les vagues offensives adverses en seconde période. Antibes, plus juste et plus tranchant dans les moments clés, confirme sa solidité à domicile avec une prestation collective aboutie.
Saint-Chamond au forceps face à Hyères-Toulon
Saint-Chamond-Andrézieux obtient une victoire précieuse contre Hyères-Toulon (79-76) au terme d’un match renversant. Pourtant, ce sont les Varois qui avaient parfaitement commencé la rencontre en remportant les deux premiers quart-temps (20-21 puis 11-17) pour mener à la pause (31-38). Au retour des vestiaires, Saint-Chamond a totalement changé de visage en infligeant un cinglant 27-12 dans le troisième quart-temps pour reprendre les commandes. Le dernier acte (21-26) a vu Hyères-Toulon pousser jusqu’au bout, sans parvenir à repasser devant. La rencontre a été marquée par seulement 2 changements de leader. Badr Moujib s’est montré déterminant pour les locaux avec 16 points et 20 d’évaluation, bien épaulé par Maxime Yomi, précieux dans la peinture (10 rebonds, 17 d’éval). En face, Moses Greenwood a mené l'attaque varoise avec 24 points et 28 d'évaluation, tandis que Jito Kok a dominé à l'intérieur (14 points, 9 rebonds, 19 d'éval). Sur le plan collectif, Hyères-Toulon a légèrement dominé au rebond (34 à 33) et à la passe (22 contre 19), mais Saint-Chamond a compensé par une défense agressive (10 interceptions contre 4) et une meilleure maîtrise des moments clés. Malgré une adresse extérieure limitée (28 % à 3 points), les locaux ont su faire la différence grâce à leur intensité et leur réaction après la pause. Une victoire construite sur un énorme troisième quart-temps, qui permet à Saint-Chamond de faire la différence dans un match longtemps mal embarqué.
Vichy creuse l'écart au retour des vestiaires et domine Blois.
Vichy s'impose avec autorité face à Blois (86-77) au terme d'un match maîtrisé, notamment dans le troisième quart-temps. Les Vichyssois ont pris les commandes dès l'entame (29-24), avant de creuser un premier écart à la pause (47-44). Mais c'est bien au retour des vestiaires que la rencontre a basculé, avec un troisième acte remporté 23-12 qui a permis à Vichy de créer un écart décisif (plus gros écart : 17 points). Avec 38 minutes passées en tête, les locaux ont contrôlé le tempo malgré une réaction tardive de Blois dans le dernier quart (16-21). Sur le plan individuel, Ilian Pietrus s’est montré décisif avec 21 points et 24 d’évaluation, tandis que Jordan Shepherd ajoute 18 points. Du côté de Blois, Timothé Vergiat a mené son équipe avec 24 points et 20 d’évaluation, bien soutenu par Talis Soulhac (12 points). Collectivement, Vichy a dominé dans la raquette avec 45 rebonds contre 28, un écart majeur qui a influencé la rencontre. Les locaux ont également affiché une meilleure adresse globale (52,9 % aux tirs contre 48,1 %). Blois a tenté de compenser par le tir extérieur (35 tentatives à 3 points), mais avec une réussite limitée (31,4 %), insuffisante pour inverser la tendance. Un succès solide pour Vichy, construit sur l'impact physique et un troisième quart-temps décisif, qui confirme la capacité des Vichyssois à faire la différence dans les moments clés.
Les 3 principales informations de la journée :
La chute du leader.Le fait marquant de cette journée est la victoire de Châlons-Reims sur le parquet de Roanne (79-88).
La relégation de Challans.Parallèlement, la lourde défaite de Challans face à Nantes (98−76) scelle le sort des Vendéens, désormais mathématiquement relégués en NM1 avec 8 défaites de retard sur Évreux, le premier non relégable, alors qu'il reste 7 journées de championnat.
8ème victoire consécutive pour Pau.En s'imposant face à Aix-Maurienne 89-77, Pau-Lacq-Orthez réalise le Grand Huit et n'est plus qu'à 3 victoires du leader roannais.