
Dimanche soir, Monaco menait de 5 points à cinq minutes de la fin. Le match 1 de ces finales de Betclic Elite semblait à portée de main. Et puis tout a basculé. Nadir Hifi a pris feu. Daulton Hommes a planté un tir à trois points venu de nulle part. Et quand la sirène a retenti, c'est Paris qui levait les bras. 95-91.
Ce soir, Monaco revient à l'Adidas Arena avec une certitude : il n'y aura pas de deuxième chance. Perdre, c'est repartir sur la Côte d'Azur avec deux défaites au compteur et un titre qui s'éloigne. Gagner, c'est tout relancer.
La finale se joue en cinq matchs. Paris en a déjà un. Une victoire ce soir, et le club de la capitale n'aura plus qu'un seul match à gagner pour conserver son titre de champion de France.
Monaco, de son côté, rêve d'un quadruplé historique. Trois trophées sont déjà dans la vitrine cette saison — Supercoupe, Leaders Cup, Coupe de France. Il ne manque que le plus important. Mais le chemin pour l'atteindre vient de se compliquer sérieusement.
Voici les trois batailles qui vont tout décider.
Bataille n°1 : Qui tiendra dans les dernières minutes ?
En basketball, il y a un moment où tout se joue. Les Américains l'appellent le "money-time". Les cinq dernières minutes, quand le score est serré, quand chaque possession pèse une tonne, quand les jambes brûlent et que le cerveau doit rester froid.
Dimanche, Monaco a gagné 35 minutes. Et perdu les 5 dernières.
À 84-79 pour Monaco, il restait cinq minutes. L'affaire semblait pliée. Mais Nadir Hifi, le Prince de Paris, a décidé que non et a collé cinq points d'affilée. Égalité. Puis Daulton Hommes a pris un tir improbable, à sept mètres du cercle, malgré défenseur sur lui. 88-87 pour Paris.
Et là, Monaco a craqué. Un ballon perdu pour un pied sur la ligne. Puis un autre. Des lancers francs manqués. Une faute évitable. En trois minutes, tout le travail de 35 minutes s'est évaporé.
Alors ce soir, la question est simple : Monaco a-t-il digéré ? Ou le fantôme du match 1 va-t-il ressurgir au pire moment ?
Bataille n°2 : Le duel des arrières
Au basketball, les arrières meneurs sont les chefs d'orchestre. Ce sont eux qui montent le ballon, qui décident du tempo, qui prennent les tirs quand personne d'autre ne veut la balle.
Dans cette finale, ils sont quatre à se disputer le match. Deux de chaque côté. Et dimanche, ils ont tous brillé — jusqu'à ce que deux d'entre eux prennent le dessus.
Côté Paris, il y a Nadir Hifi. 24 ans, meilleur marqueur du championnat. Dimanche, 22 points, dont 8 dans le dernier quart-temps. Quand Paris coulait, c'est lui qui a sorti la tête de l'eau.
À côté de lui, Justin Robinson. 29 ans, le vétéran. 17 points et les lancers francs de la gagne. Le genre de joueur qui ne tremble pas quand 10 000 personnes retiennent leur souffle.
Côté Monaco, il y a Elie Okobo. 28 ans, élu MVP de la saison régulière. 20 points dimanche, et une adresse chirurgicale. Et Matthew Strazel, 22 ans, le meneur passeur. Cinq passes décisives rien qu'au premier quart-temps. C'est lui qui fait tourner l'attaque monégasque, qui trouve les espaces, qui met ses coéquipiers dans les meilleures conditions.
Pendant 35 minutes dimanche, Okobo et Strazel ont été les meilleurs sur le terrain. Mais quand le match s'est joué, c'est Hifi et Robinson qui ont pris les commandes.
Ce soir, Monaco a besoin que ses deux meneurs terminent ce qu'ils ont commencé.
Bataille n°3 : Sept contre douze
Monaco se bat avec un bras attaché dans le dos.
Mike James, le meneur américain, ne joue plus. Le meilleur marqueur de l'histoire de l'EuroLeague, leader naturel de l'équipe est absent. Daniel Theis, le pivot allemand, est blessé. Nikola Mirotic aussi. Yoan Makoundou est parti en mars.
Quand Sergii Gladyr, l'entraîneur monégasque, regarde son banc, il ne voit que sept ou huit joueurs disponibles. Sept ou huit hommes pour aller chercher un titre de champion de France.
En face, Paris a tout le monde. Joël Ayayi peut entrer et changer le rythme du match. Amath M'Baye a déjà fait mal à Monaco cette saison — 24 points en Coupe de France en janvier. Lamar Stevens, Juhann Begarin : quand un joueur fatigue, un autre prend le relais.
Sur un match, Monaco peut compenser par l'intensité. Jaron Blossomgame et Alpha Diallo l'ont prouvé dimanche: ils ont porté l'équipe à bout de bras, scoré, défendu, rebondi. Mais sur une série de cinq matchs, la fatigue finit toujours par se payer.
Et Paris le sait.
Ce soir, tout peut changer
Si Paris gagne, la série passe à 2-0. Les matchs 3 et 4 se jouent à Monaco, mais Paris n'aura plus besoin que d'une seule victoire pour être sacré champion de France et la pression changera de camp.
Si Monaco gagne, on repart à 1-1. Tout est à refaire. Monaco récupère l'avantage du terrain pour les deux prochains matchs à domicile. Et soudain, la finale retrouvera un souffle.
Pour Monaco, l'enjeu dépasse ce match. Trois trophées sont déjà acquis cette saison. Un quatrième ferait entrer ce groupe dans l'histoire, ce serait le premier quadruplé du basket français.
Mais l'histoire ne s'écrit pas toute seule. Elle se gagne sur le parquet, possession après possession, panier après panier.
Le match 2 des finales de la Betclic Elite, c’est ce soir, 20h30, à l’Adidas Arena et en direct sur DAZN.
Le programme
Match 2 — Paris vs Monaco
La série (au meilleur des 5 matchs)
Match 1 - Dimanche 14 juin 2026
Paris 95 - 91 Monaco
Match 2 - Mercredi 17 juin 2026
Paris vs Monaco
20h30 en direct sur DAZN
Match 3 - Vendredi 19 juin 2026
Monaco vs Paris
21h en direct sur DAZN et La Chaine L'Équipe
Match 4 (si nécessaire) - Dimanche 21 juin 2026
Monaco vs Paris
18h en direct sur DAZN et La Chaine L'Équipe
Match 5 (si nécessaire) - Mardi 23 juin 2026
Paris vs Monaco
21h en direct sur DAZN et La Chaine L'Équipe
