Dans une rencontre accrochée jusqu’au bout, Caen s’impose sur le fil face à Poitiers (89-87) après un scénario à rebondissements. Les visiteurs avaient pourtant parfaitement lancé leur match en prenant le premier quart-temps (23-28), avant de subir la réaction caennaise dans le deuxième acte (21-14). Au retour des vestiaires, Poitiers reprend la main (22-24), mais Caen arrache la décision dans un dernier quart intense (23-21). Malgré un temps de domination plus long pour Poitiers (24 minutes contre 11) et un plus gros écart en leur faveur (+14), les Normands ont su faire la différence dans les moments clés, avec un maximum de +9. Côté Caen, Siyam Chambers termine meilleur marqueur avec 23 points, tandis que Dexter Akanno signe la meilleure évaluation (25) avec un match complet à 21 points et 11 rebonds. Kentan Facey s’est également illustré dans la peinture avec 17 points et 11 rebonds. En face, Guillaume Eyango a porté Poitiers avec 18 points (21 d’éval), mais c’est Narcisse Ngoy qui affiche la meilleure évaluation (22) grâce à un énorme travail au rebond (13 prises). Collectivement, Caen a dominé sous les cercles (51 rebonds à 47) et s’est montré très efficace derrière l’arc (45 % à 3 points contre 37,5 %). Poitiers a répondu par un jeu plus collectif (20 passes décisives contre 16) et une meilleure adresse à deux points (48,6 % contre 35,6 %), mais a laissé trop de points en route sur la ligne des lancers (61,5 %). Un duel équilibré qui bascule sur des détails, et qui confirme la solidité de Caen dans le money-time.
Denain domine puis résiste au retour de Blois
Dans une rencontre extrêmement disputée, Denain s’impose sur le fil contre Blois (75-72) au terme d’un match indécis jusqu’aux dernières secondes. Les Nordistes ont pris le meilleur départ (13-11) avant de creuser légèrement l’écart à la pause (35-26). Mais Blois a totalement renversé la dynamique au retour des vestiaires avec un troisième quart-temps offensif (26-26 cumulé mais surtout une montée en puissance), passant même devant dans le dernier acte (20-14). Denain a néanmoins gardé son sang-froid dans le money-time pour reprendre l’avantage et sécuriser la victoire. Les locaux ont dominé 30 minutes au score, avec un plus gros écart de +12, contre seulement 3 minutes pour Blois. Côté Denain, Christian Nelson termine meilleur marqueur avec 18 points (18 d’évaluation), tandis que Wendell Davis se distingue comme joueur le plus complet avec 8 points, 8 passes et 13 d’évaluation. Pour Blois, Talis Soulhac a porté l’attaque avec 21 points (18 d’évaluation), bien épaulé par Romuald Morency (7 points, 5 rebonds, 11 d’éval). Collectivement, Denain a dominé le rebond (33 à 27) et surtout la création avec 20 passes décisives contre 11. Blois s’est montré plus adroit à deux points (63,33 % contre 53,85 %) et plus efficace derrière l’arc (35 % contre 32,14 %), mais a payé ses 23 fautes concédées et un déficit dans l’impact global. À noter les 8 passes de Wendell Davis, véritable chef d’orchestre, dans une rencontre marquée par 12 changements de leader. Une victoire au mental pour Denain, qui a su dominer puis résister au retour de Blois pour faire la différence dans les derniers instants.
Roanne en démonstration, Évreux balayé sans contestation
Roanne n’a laissé aucune chance à Évreux en s’imposant très largement (103-75) dans une rencontre maîtrisée de bout en bout. Les Choraliens ont eu les visiteurs dans les pattes durant le premier quart-temps (18-19), avant de creuser un premier écart avant la pause grâce à un deuxième acte solide (29-12). Le tournant du match intervient au retour des vestiaires avec un troisième quart-temps à sens unique (35-15) qui scelle définitivement le sort de la rencontre. Malgré une réaction d’Évreux dans le dernier acte (21-29), l’écart était déjà trop important, avec un avantage maximal de 37 points pour Roanne et près de 32 minutes passées en tête. Collectivement, Roanne a dominé tous les secteurs : 36 rebonds à 28, 28 passes décisives à 13 et surtout une adresse extérieure impressionnante (50% à 3 points contre 26,3%). Les locaux ont également fait preuve d’efficacité globale avec 63,6% à 2 points.Individuellement, Dylan Affo Mama a été le grand artisan du succès avec 18 points et 22 d’évaluation, bien épaulé par Javon Masters (18 points, 14 d’éval) et Matteo Legat (17 points, 75% à 3 points). À la création, Harvey Gauthier s’est illustré avec 8 passes décisives. Côté Évreux, Sean Miller-Moore termine meilleur marqueur avec 21 points (15 d’éval), tandis que Maxime Galin (14 points) et Dorian Angloma (13 points) ont tenté de limiter la casse. Une prestation collective aboutie pour Roanne, portée par une série offensive marquante (20-0), qui confirme sa puissance, tandis qu’Évreux a rapidement sombré face à l’intensité adverse.
Châlons-Reims renverse Quimper après un départ manqué et frappe fort à l’extérieur
Mené après un premier quart-temps compliqué, Châlons-Reims a parfaitement réagi pour s’imposer sur le parquet de Quimper (69-84). Les Bretons avaient pourtant idéalement lancé la rencontre en remportant le Q1 (28-17), avant de voir les visiteurs inverser la dynamique dès le deuxième acte (11-24). L’égalité dans le troisième quart-temps (18-18) a maintenu le suspense, mais le dernier acte a définitivement tourné à l’avantage des Champenois (12-25). Avec 15 changements de leader et un plus gros écart de 15 points, la rencontre a longtemps été indécise, même si Quimper a passé plus de temps en tête (19 minutes contre 15). Châlons-Reims a fait la différence grâce à une meilleure efficacité offensive (51,22% aux tirs contre 40,91%) et une nette supériorité aux lancers francs (64,29% contre 42,86%). Malgré une domination au rebond de Quimper (46 prises à 39), les visiteurs ont su compenser par leur adresse et leur maîtrise dans les moments clés. Individuellement, Maël Hamon-Crespin a été le fer de lance de Châlons-Reims avec 24 points et 20 d’évaluation, tandis que Guillaume Grotzinger s’est illustré par sa polyvalence (17 points, 10 passes, 19 d’éval). Côté Quimper, Lucas Thévenard termine meilleur marqueur avec 18 points (24 d'évaluation) devant Joel Awich (14 points, 6 rebonds, 18 d’éval). Une victoire construite sur la durée pour Châlons-Reims, qui a su faire parler son réalisme après un début de match subi.
Nantes fait parler son adresse et s’impose avec autorité à Hyères-Toulon
Nantes s’est imposé sur le parquet d’Hyères-Toulon (75-88) au terme d’un match maîtrisé, notamment grâce à une adresse extérieure redoutable. Après un premier quart équilibré (17-22), les Nantais ont progressivement pris le contrôle en creusant un premier écart avant la pause (40-48). Le troisième quart-temps a été décisif : Nantes a infligé un 27-14 aux locaux pour porter son avance à +21, le plus gros écart du match. Malgré une réaction varoise dans le dernier acte (21-13), l’écart était trop important. Nantes a mené pendant 37 minutes, contre seulement 1 pour Hyères-Toulon. Sur le plan individuel, Mathys Kangudia a été le grand artisan du succès nantais avec 20 points (5/7 à 3 points), pour 18 d’évaluation, tandis que Dylan Van Eyck a ajouté 13 points et 17 d’éval. Côté Hyères-Toulon, Nikola Knezevic termine meilleur marqueur avec 16 points, mais c’est Moses Greenwood qui se distingue à l’évaluation (18) avec 15 points et 6 rebonds. Collectivement, Nantes a fait la différence grâce à son adresse longue distance (13/23 à 3 points, soit 56,5% contre 12/33 à 36,4% pour HTV) et une meilleure efficacité aux lancers (79% contre 50%). Les Nantais dominent également légèrement au rebond (37 à 33), tandis que les deux équipes se neutralisent à la passe (14 partout).
Rouen fait plier Antibes
Rouen s’impose à domicile face à Antibes (90-82) au terme d’un match accroché. La rencontre démarre sur un rythme équilibré avec un premier quart-temps dominé par Antibes (16-25), avant que Rouen ne réagisse immédiatement (25-22) pour rester au contact à la pause (41-47). Le troisième acte marque un tournant : les Normands haussent le ton défensivement et passent devant (21-13), avant de gérer le dernier quart (28-22) pour sécuriser leur succès. Malgré un temps d’avantage supérieur pour Antibes (25 minutes contre 13), Rouen a su faire la différence dans les moments clés, avec un plus gros écart de +10. Individuellement, Trayvon Croft a été le facteur X côté rouennais avec 23 points, 3 rebonds et 20 d’évaluation, bien épaulé par Arthur Bouba (18 points, 4 rebonds, 19 d’éval). Dans la raquette, Mohamed Choua s’est distingué avec 8 rebonds et 17 d’évaluation. Côté Antibes, Jagan Mosely a été le meilleur joueur avec 15 points, 5 rebonds et 21 d’évaluation, tandis que Mathieu Gauzin a apporté 18 points. Collectivement, Rouen a dominé aux rebonds (40 contre 34), un secteur clé dans cette rencontre. Antibes a légèrement été plus performant à la passe (18 passes contre 17), mais n’a pas su compenser son déficit dans la bataille du rebond et a payé son troisième quart-temps manqué. Un succès construit sur la constance et la maîtrise des temps faibles pour Rouen face à une équipe d’Antibes trop irrégulière.
Aix-Maurienne frappe fort à Orléans après une prolongation irrespirable
Aix-Maurienne s’impose sur le parquet d’Orléans au terme d’un combat intense conclu après prolongation (105-107). Les Savoyards ont su faire la différence dans les derniers instants d’un match extrêmement disputé, marqué par 35 changements de leader et des écarts jamais supérieurs à 8 points. La rencontre démarre sur un rythme équilibré (22-23), avant qu’Aix-Maurienne ne prenne un léger ascendant avant la pause (44-49 à la mi-temps après un 22-26 dans le deuxième quart). Orléans réagit parfaitement au retour des vestiaires avec un troisième acte offensif (28-19) pour reprendre la main. Mais Aix-Maurienne ne lâche rien et recolle dans le quatrième quart-temps (17-21) pour arracher la prolongation (89-89). Dans ces cinq minutes supplémentaires, les visiteurs font preuve de sang-froid pour s’imposer 16-18 et repartir avec la victoire. Côté Orléans, Nathan Kuta a été le leader offensif avec 23 points et 30 d’évaluation, bien épaulé par Lorenzo Thirouard-Samson (21 points, 8 rebonds). Malgré une domination au rebond (38 à 34) et une bonne adresse globale (60,4% à 2 points, 86,9% aux lancers), les locaux ont manqué d’impact extérieur (9/30 à 3 points). Aix-Maurienne a pu compter sur un immense Corentin Falcoz, auteur de 35 points pour 33 d’évaluation, mais aussi sur la performance exceptionnelle de Xavier Dusell, qui a inscrit 24 points avec un remarquable 8/11 à trois points (72,7%). Les Savoyards ont fait la différence derrière l’arc (18/36, soit 50%) et dans la circulation de balle (26 passes décisives contre 18). Dans un match où Orléans a légèrement plus longtemps mené (19 minutes contre 18), l’adresse longue distance et la maîtrise collective d’Aix-Maurienne ont finalement fait basculer une rencontre indécise jusqu’au bout.
Gries-Souffel crucifie Vichy au finish dans un duel ultra défensif
Dans une rencontre pauvre offensivement mais accrochée de bout en bout, Gries-Souffel s’impose sur le parquet de Vichy (60-62) au terme d’un money-time maîtrisé. Le début de match est équilibré, avec un léger avantage alsacien après dix minutes (15-16), avant que Vichy ne prenne les commandes à la pause grâce à un deuxième quart-temps solide (34-32). Au retour des vestiaires, les deux équipes se neutralisent totalement (13-13), laissant tout à faire dans un dernier acte sous tension. Malgré un temps de possession favorable aux Vichyssois (22 minutes avec l’avantage contre 9), Gries-Souffel fait la différence dans le quatrième quart-temps (13-17) pour arracher la victoire. L’écart maximal du match n’a jamais dépassé 6 points, preuve d’un affrontement extrêmement serré. Côté Vichy, Illan Pietrus a été le leader offensif avec 20 points et 18 d’évaluation, bien épaulé par Mohamed Sankhe, précieux dans l’impact avec 10 rebonds. Mais l’adresse extérieure a fait défaut (5/28 à 3 points, soit 17,86%) et les Vichyssois ont manqué d’efficacité dans les moments clés. En face, Killian Malwaya termine meilleur marqueur avec 10 points, tandis que Yauhen Massalski a été le joueur le plus complet (8 points, 7 rebonds, 3 passes, 16 d’évaluation). Collectivement, Gries-Souffel a fait la différence sur plusieurs secteurs clés : domination au rebond (41 à 39), meilleure circulation de balle (17 passes contre 12) et surtout une efficacité supérieure aux tirs (48,8% contre 43,6%) ainsi qu’aux lancers francs (88,9% contre 64,7%). Dans un match fermé et défensif, ces détails ont pesé lourd au moment de conclure.
La Rochelle renverse Challans dans un dernier quart-temps maîtrisé
La Rochelle s’impose sur le parquet de Challans (76-83) au terme d’un match longtemps disputé. Le VCB est derrière au bout de 10 minutes (11-15) avant de prendre le contrôle dans un deuxième quart-temps solide (28-18) pour virer en tête à la pause. Mais le Stade Rochelais revient progressivement dans la partie après l’entracte (22-26) avant de faire la différence dans le money-time grâce à un dernier acte parfaitement géré (15-24). Avec 21 minutes passées en tête contre 15 pour Challans et un maximum de 14 changements de leader, la rencontre est restée indécise jusqu’au bout. Côté Challans, Gary Berchel termine meilleur marqueur avec 12 points, tandis que Luka Nikolic s’impose comme l’homme fort avec 11 points, 13 rebonds et 17 d’évaluation. Les locaux ont dominé au rebond (43 à 36), mais ont manqué d’adresse extérieure (28,2% à 3 points) et de constance dans les moments clés. En face, La Rochelle s’est appuyée sur un Daniel Oladapo ultra efficace (21 points, 22 d’évaluation à 9/10 aux tirs), bien épaulé par Tyler Thomas (19 points, +23 d’impact). Plus adroits globalement (53,8% à 2 points, 36,8% à 3 points) et plus collectifs (20 passes décisives contre 16), les Rochelais ont su faire parler leur efficacité offensive dans le dernier quart-temps.
Pau étouffe Saint-Chamond et impose sa loi à domicile
Pau-Lacq-Orthez s’impose avec autorité face à Saint-Chamond-Andrézieux (74-59) au terme d’une rencontre totalement maîtrisée. Les Béarnais prennent rapidement les commandes dès le premier quart-temps (18-16) et confirment leur emprise avant la pause (35-29). Au retour des vestiaires, Pau fait définitivement la différence avec un troisième acte solide (22-17), portant l’écart jusqu’à +17, soit le plus gros avantage du match. Les locaux auront mené pendant 38 minutes, ne laissant aucune fenêtre réelle de retour aux visiteurs. Porté offensivement par Bryce Nze (15 points), Pau a pu compter sur la polyvalence de Marvin Clark, meilleur joueur du match avec 14 points, 7 rebonds et 16 d’évaluation, dont un remarquable 3/4 à trois points (75%). Seydou Ndiaye s’est également illustré avec 14 points et 5 rebonds. En face, Maxime Yomi a été le seul véritable point de satisfaction pour Saint-Chamond avec 13 points et 12 rebonds pour 19 d’évaluation. Collectivement, Pau a fait la différence par sa circulation de balle (18 passes décisives contre 15) et sa solidité globale, malgré un déficit au rebond (40 contre 44). L’adresse extérieure catastrophique de Saint-Chamond (1/14 à trois points, soit 7,14%) a lourdement pesé, empêchant toute remontée. Pau, plus discipliné et constant, a su contrôler le tempo et sécuriser un succès logique.
Les 3 informations clés de la journée :
La performance historique de Corentin Falcoz et le combat d'Orléans. Le match entre Orléans et Aix-Maurienne a été le plus spectaculaire de la journée, se concluant sur un score fleuve de 105-107 après prolongation. Cette rencontre a été marquée par la performance exceptionnelle de Corentin Falcoz, auteur de 35 points (33 d'évaluation), ainsi que par l'adresse extérieure insolente des Savoyards (18/36 à 3 points, dont un 8/11 pour Xavier Dusell).
Roanne et Pau-Lacq-Orthez confirment leur statut par la défense. Les deux cadors n'ont laissé aucune chance à leurs adversaires en s'appuyant sur une maîtrise totale : Roanne a écrasé Évreux (103-75) avec un troisième quart-temps dévastateur (35-15). Pau a étouffé Saint-Chamond (74-59), menant pendant 38 minutes et limitant les visiteurs à un catastrophique 7,14 % de réussite à trois points.
Une journée marquée par les victoires à l'extérieur et les fins de match serrées. Cette J30 a été particulièrement difficile pour les équipes à domicile, avec pas moins de 5 victoires à l'extérieur (Châlons-Reims, Nantes, Aix-Maurienne, Gries-Souffel et La Rochelle). La tension a été constante sur plusieurs parquets, notamment à Vichy où Gries-Souffel s'est imposé de deux petits points (60-62) et à Caen où les Normands ont renversé Poitiers (89-87).