
La 24ème journée de Betclic ELITE a débuté sur un rythme effréné, offrant un spectacle riche en enseignements. Si Chalon/Saône et Nanterre ont fait respecter la hiérarchie à domicile, la soirée a également été marquée par les démonstrations de force de Paris et Nancy en déplacement. Cholet s'offre Lyon-Villeurbanne à la maison. Entre duels tactiques serrés et performances individuelles de haut vol, cette première salve de matchs dessine les contours d'une fin de saison régulière sous haute tension.
Chalon maîtrise son money-time pour faire rompre Gravelines
Chalon/Saône s’impose à domicile face à Gravelines-Dunkerque (86-81) au terme d’une rencontre accrochée du début à la fin. Les Nordistes ont pris un léger avantage dès le premier quart-temps (21-22), avant de voir Chalon répondre dans le deuxième acte pour virer en tête à la pause (43-39). Au retour des vestiaires, le BCM a repris le contrôle grâce à un troisième quart solide (22-23) avant de voir les Bourguignons faire la différence dans les dix dernières minutes (21-19). Dans un match marqué par 21 changements de leader et un écart maximal de 11 points, les locaux ont surtout dominé le temps passé en tête (32 minutes contre 6). Sur le plan individuel, Justyn Mutts a été le facteur X de Chalon avec 22 d'évaluation, tandis que Jeremiah Hill a brillé au scoring (16 points). Côté Gravelines, Jacob Gilyard termine meilleur scoreur avec 16 points, mais c’est Valentin Chery qui s’illustre avec la meilleure évaluation (23) et un énorme impact intérieur (13 points, 12 rebonds). Collectivement, Chalon a fait la différence par sa maîtrise offensive avec 58,3% à deux points contre 42,9% pour Gravelines. Les Nordistes ont pourtant dominé légèrement au rebond (37 à 35), mais ont été moins efficaces dans la gestion du ballon avec moins de passes décisives (17 contre 23). À noter également la belle adresse extérieure des deux équipes (39,3% pour Chalon, 41,4% pour Gravelines), mais insuffisante pour faire basculer la rencontre côté visiteurs. Dans un duel serré et rythmé, Chalon a su s’appuyer sur sa solidité collective et son efficacité dans les moments clés pour sécuriser une victoire précieuse à domicile.
Paris accélère après la pause et punit Dijon
Paris s’impose avec autorité sur le parquet de Dijon (76-92) après une seconde période maîtrisée. Les Bourguignons avaient pourtant bien démarré la rencontre en prenant l’avantage dès le premier quart-temps (22-21). Mais par la suite, les Parisiens ont changé de dimension, remportant les deuxième (16-25), troisième (20-26) et quatrième quart-temps (18-20) pour creuser un écart maximal de 23 points. Symbole de cette domination, Paris a mené pendant 29 minutes contre seulement 7 pour Dijon. Sur le plan individuel, Nadir Hifi a été le fer de lance parisien avec 19 points et 21 d’évaluation, bien épaulé par Joël Ayayi (12 points, 13 d’éval). Côté dijonnais, Kregor Hermet termine meilleur marqueur avec 17 points (19 d’éval), tandis que Quentin Losser a été le joueur le plus impactant avec 15 points et 21 d’évaluation. Collectivement, Paris a largement dominé dans la raquette avec 46 rebonds contre 29, dont une activité marquée d’Enzo Shahrvin (9 rebonds). Les Parisiens ont également fait la différence à longue distance (33,33% à 3 points contre 22,22%). Dijon a compensé par une belle efficacité près du cercle (61,29% à 2 points) et aux lancers francs (86,96%), mais cela n’a pas suffi face à l’intensité et au volume de jeu adverse. Malgré un nombre de passes proches (22 pour Paris, 21 pour Dijon), l’impact physique et la domination au rebond ont clairement fait basculer la rencontre en faveur des visiteurs pour la première de Julius Thomas sur le banc comme coach principal.
Nancy frappe fort à Beaublanc et maîtrise Limoges de bout en bout
Nancy s’impose avec autorité sur le parquet de Limoges (89-95) au terme d’une rencontre maîtrisée. Les Lorrains ont rapidement pris le contrôle du match avec un premier quart-temps solide (11-24), avant de voir Limoges réagir dans le deuxième acte (26-24) pour réduire l’écart à la pause. Mais Nancy a su garder la main dans le troisième quart (20-25), avant de contenir le retour limougeaud dans une fin de match plus ouverte (32-22). Au total, les visiteurs ont passé 37 minutes en tête, avec un écart maximal de +21, preuve de leur domination. Individuellement, Nicolas Lang a porté Limoges avec 29 points (6/8 à 3 points) pour 32 d’évaluation, tandis que Shawn Tanner (16 points, 17 d’éval) termine avec la 2eme évaluation limousine. Côté Nancy, Landers Nolley II termine meilleur marqueur avec 19 points, mais c’est Enzo Goudou-Sinha qui a été le plus impactant (17 points, 22 d’éval), bien épaulé par Kevin Marsillon-Noleo (11 points, 10 rebonds). Collectivement, Nancy a fait la différence dans la peinture et au rebond (36 prises contre 21), tout en affichant une adresse solide aux tirs (52,6% à 2 points contre 56% pour Limoges mais avec plus de volume). Les Lorrains ont également provoqué davantage de fautes et capitalisé sur la ligne (31 lancers réussis contre 16), un facteur clé dans leur contrôle du match. Malgré une belle adresse extérieure du CSP (48,4% à 3 points), l’impact physique et la domination intérieure de Nancy ont fait la différence.
Nanterre s'impose logiquement contre Saint-Quentin
Nanterre s’impose à domicile face à Saint-Quentin sur le score de 80-75. La rencontre démarre sur un rythme élevé avec un premier quart-temps légèrement à l’avantage des visiteurs (19-20), avant que Nanterre ne prenne les commandes juste avant la pause grâce à un deuxième acte solide (27-18) pour mener 46-38 à la mi-temps. Saint-Quentin revient fort au retour des vestiaires en remportant le troisième quart-temps (18-22), mais les Franciliens gèrent leur avance dans le money-time (16-15) pour sécuriser la victoire. Nanterre aura passé 36 minutes en tête, malgré 11 changements de leader et un écart maximal de 12 points. Sur le plan individuel, Len Schoormann termine meilleur marqueur de Nanterre avec 17 points, tandis que Mathis Dossou-Yovo se distingue avec la meilleure évaluation (19) grâce à ses 16 points et 8 rebonds. Côté Saint-Quentin, Neftali Difuidi est le meilleur scoreur du match avec 20 points, et affiche également la meilleure évaluation de son équipe (19), confirmant son impact des deux côtés du terrain. Collectivement, Nanterre a fait la différence dans la bataille du rebond (47 prises contre 30), un facteur clé dans ce succès. Les locaux ont également su se montrer plus précis aux lancers francs (60,6 % contre 57,1 %) et ont généré davantage de secondes chances. Saint-Quentin, malgré une adresse correcte à 2 points (55,2 %), a souffert de son manque d’impact au rebond et d’une adresse extérieure limitée (25,9 % à 3 points). Dans les chiffres marquants, les 8 rebonds de Dossou-Yovo ont pesé dans la raquette, tout comme les 9 passes décisives de Nick Johnson côté Saint-Quentin, véritable métronome offensif. Mais dans un match où chaque possession comptait, c’est la domination intérieure et la constance de Nanterre qui ont fini par faire la différence.
Cholet bat Lyon-Villeurbanne dans un duel offensif maîtrisé
Cholet s’est imposé avec autorité face à Lyon-Villeurbanne (93-85) au terme d’une rencontre maîtrisée. Les Choletais ont pris les devants dès le premier quart-temps (20-17) avant de creuser légèrement l’écart à la pause (44-39). Malgré une réaction de l’ASVEL dans le dernier acte (28-27), les locaux ont su conserver leur avance grâce à une régularité offensive sur l’ensemble du match. Cholet a passé 36 minutes en tête, avec un écart maximal de 12 points, dans une rencontre marquée par 16 changements de leader. Sur le plan individuel, Gerald Ayayi a été le grand artisan du succès choletais avec 22 points et 26 d’évaluation, bien épaulé par Digué Diawara (14 points) et Jamuni McNeace (12 points). Côté ASVEL, David Lighty a terminé meilleur marqueur avec 21 points (22 d’éval), tandis que Braian Angola-Rodas a été le joueur le plus complet avec 19 points, 6 passes et 23 d’évaluation. Collectivement, Cholet a fait la différence par son efficacité à 2 points (65,9% contre 53,6%) et une meilleure maîtrise globale du jeu. Les locaux dominent également au rebond (34 à 30) et limitent les pertes de balle (12 contre 18). L’ASVEL s’est montrée plus adroite à 3 points (37,5% contre 27,8%), mais cela n’a pas suffi face à la solidité choletaise. À noter aussi les 16 passes décisives de Cholet contre 17 pour l’ASVEL, preuve d’un match rythmé et offensif des deux côtés.
Suite de cette J24 Betclic ELITE, dimanche 29 mars:
Boulazac vs Strasbourg 16h30 en direct sur DAZN
Monaco vs Le Mans 19h00 en direct sur DAZN et en clair sur la chaine l’Équipe