
-By Yann Ohnona

Paris se cherche encore collectivement et découvre à peine les affres des enchaînements Euroligue - Championnat de France. Le club de la capitale aurait pu en faire lourdement les frais dimanche après-midi à Nancy, trois jours après avoir subi la loi du Panathinaïkos à Athènes (72-91). Mais les hommes de Maxime Lefèvre se sont finalement échappés par un trou de souris dans le palais des sports Jean-Weille (78-73), évitant de devenir la deuxième victime du week-end parmi les favoris après la défaite de Bourg à Saint-Quentin samedi (103-106 a.p.).
L'affaire était pourtant sacrément mal embarquée face à une équipe lorraine opiniâtre et qui avait appuyé, comme le Panathinaïkos -avec ses moyens plus modestes- sur l'agressivité et le rebond, combat remporté face aux Parisiens (41-38). Sans Tyson Etienne, avec le retour de Maozinha et les débuts de Frank Ntilikina, Paris, à l'exception du premier quart-temps (21-15), a longtemps semblé sur courant alternatif.
La 5e faute de Marsillon-Noléo, un tournant pour Nancy
Nancy, sans son top scoreur de l'an dernier Landers Nolley avec qui le SLUC avait atteint le play-in la saison écoulée, ni Marc-Owen Fodzo-Dada, parti pour l'Asvel, s'est appuyé sur une ossature et un collectif réhaussés par l'agressivité de Kevin Marsillon-Noléo (20 points, 7 rebonds) et Mohammad Amini (14 points 4 rebonds), qui avaient permis, avec la recrue Marcus Hammond (13 unités), de prendre un avantage qui semblait presque décisif à sept minutes du gong (65-55), alors que Paris semblait sonné et laissait filer plusieurs ballons.
Le tournant est intervenu quand Marsillon-Noléo a dû quitter les siens pour une cinquième faute (34e) tout à fait évitable si Nancy et Stéphane Gombauld avaient mieux négocié une contre-attaque (à 67-61) qui aurait dû donner neuf points d'avance aux Lorrains, mais les privait finalement de leur meilleur joueur de la soirée. Nancy commençait à cafouiller, et dans la foulée, l'arrière US Michael Weathers, retombé sur une cheville parisienne lors d'une attaque du cercle, devait quitter le parquet.
Un concours de circonstances improbable qui ouvrait la voie à la révolte de visiteurs soudain survoltés. Portés par la science de Leo Cavaliere en défense, quelques exploits individuels de leur capitaine Sebastian Herrera (12 points), Jared Rhoden (15), TJ Warren (14) et surtout Nadir Hifi (23 points), les Parisiens complétaient leur remontada, bien aidés dans les derniers instants par un coup de sifflet favorable sur un panier avec la faute d'Amini à 71-75 (39e) interprété comme une faute offensive peu évidente. Hifi concluait l'affaire sur la possession suivante derrière l'arc.
De quoi pousser un soupir de soulagement momentané, mais pas se rassurer avant le prochain match d'Euroligue, dès mardi à l'Adidas Arena contre le Partizan Belgrade.
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