
-By Arnaud Lecomte

Avec un nouveau staff et des dangers offensifs supplémentaires, le Paris Basketball, qui se déplace au Panathinaïkos jeudi (20h15), espère retrouver le top 10 d'Euroligue et les play-offs, comme en 2025.
En Euroligue, rares sont les tours de chauffe. À peine sorti de Roland-Garros, trophée de la Supercoupe de la LNB en mains, Paris va mettre le contact, jeudi au Panathinaïkos (20 h 15) chez le monument Zeljko Obradovic (66 ans), revenu à Athènes pour ravir le sceptre continental au rival Olympiakos dans un club où il a engrangé cinq trophées continentaux entre 2000 et 2011.
De quoi allumer tous les warnings et plonger, sans passer par le pédiluve, dans le bain bouillonnant de la haute compétition. Mais après tout, le nouveau staff de Paris Basketball, le coach rookie venu de NBA Maxime Lefèvre et son associé Pierric Poupet (ex-Asvel), rompu à la chose européenne, doivent assumer une position de porte-drapeau, avec l'Asvel totalement reconstruite, du basket national, à la suite de l'effondrement monégasque.
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« Faire le play-in (barrages) et les play-offs c'est l'objectif, oui. La première année, jouer les play-offs avait permis à tout le monde de rayonner. L'an dernier, c'était un peu différent, on ne s'était pas vraiment fixé d'objectif (16e, 15 succès, 23 défaites) alors que cette année tout le monde est motivé pour », assure Nadir Hifi, leader et rescapé, avec Léopold Cavalière et Sebastian Herrera, de l'équipe de l'épopée initiatique 2025, inattendue huitième de la saison régulière (19 victoires, 15 défaites) et quart-de-finaliste face à Fenerbahçe (3 défaites) après avoir sorti le Real Madrid chez lui en barrage.
Paris est invaincu sur le parquet du Panathinaïkos
Après la victoire en finale de la Supercoupe dimanche face à Roanne (81-59), le chouchou de l'Adidas Arena n'a d'ailleurs pas manqué de rappeler que Paris était invaincu au Telekom Center d'Athènes, en deux passages (101-98, le 28 mars 2025 et 104-99, le 26 février 2026). « On commence par un déplacement très compliqué mais à ce stade de la saison, personne n'est prêt. On sait que c'est une atmosphère énorme, alors y gagner permettrait de souder tout le monde », met-il en avant.
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D'autant que le calendrier pourrait s'avérer un allié pour bien lancer la mission, avec quatre réceptions d'affilée, entre le 29 septembre et le 14 octobre, face à Partizan Belgrade, Kaunas, Asvel et Bologne. « On sait qu'en Euroligue cela va vite dans un sens ou dans l'autre, modère Cavalière. Même si on a renouvelé notre groupe avec du talent en plus, et qu'on garde notre identité de jeu, le défi est toujours le même, il faut trouver l'alchimie. »
En déficit d'alternance offensive la saison passée, le Paris 2026-2027 dispose avec l'ex d'Indiana T.J. Warren (33 ans) d'un ajout de puissance et de scoring au cercle et le shooteur Tyson Etienne a déjà démontré sa capacité à rentrer de gros tirs (9/10 à 3 points à Roland-Garros en deux matches). Le groupe de 15 joueurs inscrit en Euroligue devrait présenter le même profil de jeu que ses prédécesseurs, autour d'arrières dragsters et d'un secteur intérieur mobile, vertical et au sacrifice.
« Ils ont un vrai fond de jeu, ça ne change pas depuis des années, observait Antoine Diot, l'arrière roannais, dimanche à Paris. Ils mettent énormément de pression défensive pour exploser très rapidement, en étant toujours très agressifs en attaque. On sent que les automatismes sont déjà là. »
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La veille, le coach de Nanterre, Julien Mahé, avait salué les premières recettes du nouveau staff. « Depuis Tuomas Iisalo (coach de Paris en 2023-2024), l'ADN de jeu est là. Et on sent déjà que le coach a envie d'amener sa patte, de nouvelles choses, avec des situations qu'on ne voyait pas les années précédentes, par exemple dans l'utilisation des switches (changements défensifs individuels) car ils ont le matériel joueurs nécessaire pour ça. Il est aussi très bien entouré avec Pierric (Poupet) et l'assistant italien (Giovanni Spessotto). Et puis c'est un staff très français, c'est bien », appuyait l'entraîneur de l'année de Betclic Élite, en attendant la première montée de barres, jeudi, qui fixera déjà le potentiel parisien.
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