Cette 23ème journée d'ELITE 2 s'annonce déterminante à tous les étages. Tandis que Roanne tente de s'envoler en tête du classement face à un sérieux prétendant du Top 4, la lutte pour les Play-offs n'a jamais été aussi dense, regroupant près de dix équipes en seulement quelques victoires. Entre l'urgence de points pour les formations de la zone rouge et la quête de stabilité pour les cadors, chaque duel de ce week-end possède un enjeu capital. Un véritable chassé-croisé où la moindre erreur pourrait coûter cher dans la course à l'accession.
Aix-Maurienne reçoit Quimper au Phare, avec un parfum de match pivot : les Savoyards sont 9es (12-10) et restent sur un 7/7 sur les 7 dernières sorties, pendant que Quimper (19e, 6-16) joue au fil du rasoir dans la zone rouge. Aix-Maurienne est solide sans être imprenable à domicile (6-5), mais la dynamique est clairement favorable, en face Quimper a un peu de mal en voyage (3-8 à l’extérieur) et doit stopper l’érosion (2V-3D sur les 5 derniers). Les clés statistiques annoncent un triple duel. Pour les Béliers :Christopher Dauby comme dynamiteur offensif (13,0 points), Will Butler comme assurance au rebond (6), et Terrell Gomez (12 points et 3,8 passes) pour alimenter le tempo. Les Savoyards surfent sur Kamel Ammour (13,9 points), Nicolas Pavrette (6,2 rebonds) et le duo à la mène Valentin Vitale-Boiteux - Lucas Demahis Ballou (cumulant 9 passes décisives) Enjeu net : Aix-Maurienne veut verrouiller le Top 10, Quimper doit prendre des points pour ne pas s’enliser dans les deux dernières places.
Caen accueille Orléans au Palais des Sports Caen la mer dans un match à deux lectures : urgence de points côté local, nécessité de rester dans le peloton de tête côté visiteur. Caen est 17e (7-15) mais bien plus compétitif sur son parquet (6-4), alors qu’Orléans, 3e (15-7), reste une équipe solide en déplacement (6-5) et est en forme (2 victoires consécutives). La statistique qui porte Caen, c’est le meneur Siyani Chambers: meilleur marqueur de son équipe (15,7) et aussi meilleur passeur (6,3), il conditionne la capacité du CBC à tenir un gros rythme. Orléans oppose un secteur intérieur plus imposant avec Nathan Kuta (6,6 rebonds) et la distribution de Marek Klassen (6,6 passes). Enjeu : Caen doit impérativement protéger sa marge sur la zone de relégation, Orléans ne peut pas se permettre de lâcher du terrain dans la course aux places 1–3.
Hyères-Toulon et Pau-Lacq-Orthez s’affrontent dans une confrontation directe entre le 11e (12-11) et le 7e (13-9), typiquement le match qui fait basculer une équipe du bon côté du sprint. Le HTV est très solide à domicile (8-3) mais arrive avec une forme récente négative (3 défaites de suite), pendant que l’Élan affiche un vrai rendement extérieur (7-4) et une séquence positive de 3 succès de suite. Le duel individuel “premium” est limpide : John Roberson (18,2 pts, 5,3 passes) face au maître à jouer béarnais Thomas Cornely (7,7 passes), avec la bataille du rebond pour Bryce Nze (8) comme point d’équilibre. Enjeu pour les Palois : un succès permettrait de consolider la zone Play-in et, surtout, de continuer à viser le Top 6 dans un peloton où chaque faux pas coûte cher.
Nantes reçoit Rouen à la Trocardière (Rezé) dans un duel aux objectifs différents mais liés : Nantes (12e, 11-11) veut recoller au Top 10, Rouen (16e, 8-14) veut se donner de l’air sur la zone rouge. La forme récente ne pardonne pas : Nantes (2V-3D) doit retrouver de la constance, tandis que Rouen arrive avec une séquence très compliquée (1V-4D) malgré un bilan extérieur “tenable” sur la saison (4-7). La clé statistique est un duel de scoreurs : le Nantais Mathys Kangudia (16,6 pts) et le Rouennais Tray Croft (16,1) sont au même niveau de production, avec en plus l’énorme présence au rebond de Gavin Kensmil (8,5) pour le club normand. Côté création, Nantes peut s’appuyer sur Lucas Bourhis (5,5 passes) pour faire vivre le ballon. Enjeu : Nantes doit transformer une saison “50/50” en dynamique de Top 10, Rouen de son côté joue une partie de sa tranquillité de fin d’exercice.
Roanne reçoit Denain dans un match de haut de tableau à la Halle André Vacheresse : le leader (17-5) défie le 4e (14-8) avec, en toile de fond, la bataille psychologique de mi-saison. Roanne est une forteresse à domicile (10-1) et arrive avec la meilleure dynamique récente possible (7V de suite et une qualification en finale de la Leaders Cup ELITE 2), quand Denain, compétitif en déplacement (6-5), reste sur 2 succès de suite. Le danger principal est identifié : Jahvon Blair (19,6 pts) donne le ton offensif, tandis que Denain peut opposer l’impact au rebond d’Olivier Cortale (6,8) et la polyvalence de Romain Parmentelot (14,1 pts et 3,9 passes). Enjeu : Roanne veut garder la main sur l’accession directe, Denain cherche un coup “référence” pour stabiliser sa place dans le Top 4 et se rapprocher des deux premiers.
Évreux reçoit Vichy à la salle Jean Fourré dans un match typique “bas vs haut” : Évreux est 18e (7-15) alors que Vichy pointe 5e (14-8) et vise la stabilité dans la zone playoffs. Les dynamiques sont proches sur 5 matchs (Évreux 2V-3D, Vichy 3V-2D), mais la lecture domicile/extérieur pèse fortement : Évreux est en grande difficulté à domicile (3-8) alors que Vichy voyage bien (7-4). Le danger numéro 1 pour l'ALM se nomme Sean Miller‑Moore (17 pts), épaulé par Yvan Ouedraogo (7,3 rebonds). Vichy oppose la régularité de Jordan Shepherd (15 pts) et la direction d'Alexandre Bouzidi (5,5 passes). Évreux doit capitaliser sur un match à domicile pour ne pas rester collé à la zone 19e–20e. Vichy vise un succès “obligatoire” pour conforter le Top 6 et retrouver le sourire après son revers en demie-finale de la Leaders Cup ELITE 2 mardi face à Roanne.
Poitiers reçoit Saint‑Chamond‑Andrézieux (SCABB) à la salle Saint‑Eloi avec un enjeu immédiat : Poitiers est 8e (12-10), en zone “play‑in”, et sait qu’un faux pas peut coûter très cher. La forme récente est équilibrée (Poitiers 3V-2D, SCABB 2V-3D), mais les tendances domicile/extérieur dessinent un contraste : Poitiers est plus que correct chez lui (7-4), Saint-Chamond souffre loin de ses bases (2-8). Le match s’articule autour d’un duel de leaders : Marcus Hammond (15,5 pts) face à Arthur Bruyas (15,4), avec le facteur X intérieur Narcisse Ngoy (11,6 rebonds) et la création d'Anthony Durham (3,9 passes) pour dynamiser les visiteurs. Enjeu : Poitiers doit défendre son rang de “garde‑barrière” du Top 10, le club ligérien, lui, vise un succès qui récompenserait sa capacité à voyager malgré ses limites statistiques à l’extérieur
Blois (2e, 16-6) se déplace à Antibes (13e, 11-11) avec le statut de favori, mais sur un parquet où les Azuréens sont solides (7-4 à domicile). La forme récente montre deux équipes en capacité d’accrocher (2V de suite pour Blois et 1 défaite qui a stoppé une série de 3 succès de suite pour les Sharks), ce qui renforce l’idée d’un match plus serré qu’un simple “2e vs 13e”. Antibes a un profil porté par un scoreur d’élite division : Garlon Green (16,8 pts), soutenu par le rebond de Shekinah Munanga (6,5) et un Jagan Mosely complet (10 points, 3,1 rebonds et 3,1 passes). Blois oppose un trio plus “collectif” : Talis Soulhac (13 points), Romuald Morency (6,2 rebonds) et Timothé Vergiat (3,1 passes). Enjeu : Blois doit tenir le rythme du leader roannais, Antibes peut, en cas de victoire se rapprocher concrètement du Top 10.
Challans, lanterne rouge (1-21), reçoit une équipe de Châlons‑Reims 6e (13-9) qui doit défendre sa place dans le Top 6. La dynamique accentue l’écart : Challans reste sur 16 défaites de suite et un bilan extérieur nul (0-11), alors que Champagne Basket arrive certes avec une forme plus irrégulière (DVVDD) mais une vraie solidité à domicile sur la saison (9-3) — même si ce match se joue à l’extérieur (4-6). Le danger individuel principal côté visiteurs est Guillaume Grotzinger (13,9 pts, 4 passes), tandis que Challans peut s’accrocher à l’activité de Paul Billong (11 pts, 3 passes) et au rebond de Mohammad Diop (6,1). Enjeu : Challans doit engranger un succès pour ne pas voir la relégation se rapprocher inéluctablement mathématiquement, Châlons‑Reims vise une victoire de consolidation dans la zone playoffs afin de se relancer après 2 revers.
Gries‑Souffel reçoit La Rochelle dans une affiche de milieu de tableau : 13e (11-11) contre 10e (12-11), deux bilans presque identiques mais des trajectoires récentes très différentes. ASA arrive avec une forme positive de 2 victoires de rang, quand La Rochelle traverse une période plus compliquée (4D-1V) et reste fragile à l’extérieur sur la saison (4-8). À domicile, ASA est encore perfectible (5-6), ce qui empêche de parler de match “verrouillé” malgré le contexte. Côté clés statistiques, ASA a un triptyque de leaders qui peut faire basculer le match : Nelson Phillips (14,9 pts), Gide Noel (13 points et 4 rebonds) et le chef d’orchestre Divine Myles (6,9 passes). La Rochelle s’en remet plus volontiers au scoring de Tyler Thomas (13,5) et à la création de Robert Ford (4 passes). Enjeu : une victoire alsacienne ou rochelaise peut relancer une candidature crédible au Top 10, surtout dans une zone 10e–14e où l’ordre peut bouger vite.
Roanne, un leader en mode "rouleau compresseur". C'est l'information majeure : la Chorale de Roanne ne se contente pas de dominer, elle écrase la concurrence. Avec 7 victoires consécutives et une forteresse imprenable à la Halle Vacheresse (10-1), les hommes de Thomas Andrieux envoient un message fort à Blois. Leur qualification en finale de la Leaders Cup montre qu'ils ont le coffre pour jouer sur tous les tableaux sans fléchir en championnat.
Le réveil des Savoyards. La dynamique d'Aix-Maurienne est impressionnante : passer d'une équipe de milieu de tableau à un candidat sérieux au Top 6 grâce à un 7/7 sur les derniers matchs, c'est la performance du moment.
Embouteillage massif pour les Play-offs (6e - 14e place). Cette J23 confirme que le ventre mou n'existe pas cette saison. Entre Châlons-Reims (6e) et Antibes (14e), l'écart est infime avec seulement 2 victoires. Chaque duel direct (comme Hyères-Toulon vs Pau ou Gries-Souffel vs La Rochelle) redessine totalement la hiérarchie où le moindre faux pas peut éjecter une équipe du Top 10 en un week-end.