
-By Yann Ohnona

Après sa saison de rêve au Zalgiris Kaunas (16,5 points à 38,6 % à 3 points, 6,6 passes en Euroligue), Sylvain Francisco avait l'embarras du choix quant à son avenir. Au pic de sa carrière à 28 ans, le meneur tricolore (1,79 m, 34 sélections), actuellement avec les Bleus pour leur fenêtre internationale, continuait à rêver de NBA.
Il a confirmé ce samedi midi à Orléans, où les Français reçoivent la Serbie dimanche (18 heures) en amical, que le rêve américain a tourné court. Tout comme sa signature à l'Asvel, où il devait prendre la tête d'un projet ambitieux, qui a finalement réduit la voilure, poussant le Parisien à se remettre sur le marché. Le Panathinaïkos a sauté sur l'occasion.
Passage express à l'Asvel
« Ce n'était pas à moi de m'occuper de cette situation (avec l'Asvel), explique Francisco. Donc j'ai plus laissé mes agents s'occuper de ça. C'était un peu dur, on va dire. Quand la DNCG vient et qu'ils sont stricts comme ça, c'est difficile. Le projet qu'il y avait en place avec l'Asvel, c'était très intéressant. Avec l'équipe qu'on aurait eue (Nick Weiler-Babb, Armoni Brooks, Daniel Theis...), on aurait pu faire quelque chose dès la première année, pour devenir ensuite une grosse équipe, réputée, capable de faire les play-offs et le Final Four de l'Euroligue. »
« Quand on a su que l'Asvel allait prendre du temps pour faire son budget, j'ai dit à mes agents : "il faut qu'on parte", continue-t-il. Je pense qu'on a bien parlé avec Tony, il a été carré sur ça. Il a beaucoup bossé, a voulu être carré, mais il y a certaines choses que tu ne peux pas contrôler. Le process a pris un peu plus de temps, et je me suis dit que c'était le moment de partir. »
Un projet en NBA avorté
« Oui, en NBA, il y a eu des ouvertures, au moins cinq ou six équipes, beaucoup sur des contrats garantis de deux ans, se remémore l'international français. J'ai eu l'opportunité avec les Chicago Bulls, mais le transfert qu'ils voulaient faire avant s'est bloqué car en NBA, tout le monde attendait la décision de LeBron (James). Or, ma deadline c'était jusqu'au 20 juillet (pour activer sa clause de départ de l'Asvel) et LeBron a signé... quatre jours après. »
« Donc, c'est là où toutes les équipes ont vraiment commencé à transférer des joueurs, faire plus d'échanges. C'est dommage, avoue le meneur. J'étais un peu saoulé, énervé on va dire. Mais c'est quelque chose sur lequel je n'ai pas de prise. Au final, ça peut être un mal pour un bien. Je reste en Europe. »
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