
-By Edouard
Le Mans, 2005 : un gamin de 16 ans dans le grand bain
Nicolas Batum débute en Pro A avec Le Mans Sarthe Basket à un âge où la plupart des joueurs sortent à peine du centre de formation. La saison suivante, en 2006, il est champion de France. Il ajoute la Semaine des As la même année, après le Trophée du Futur en 2005.
Puis viennent deux distinctions qui disent tout de sa trajectoire : meilleur espoir du championnat en 2007, puis de nouveau en 2008. Deux fois de suite. À 19 ans, il quitte Antarès pour la draft NBA, choisi en 25e position par Houston et aussitôt envoyé à Portland.
Trois saisons en France, et une empreinte qui a duré 20 ans
C'est court, trois saisons. C'est pourtant là que se construit le joueur que la NBA gardera pendant 18 ans : la lecture du jeu, la défense sur plusieurs postes, l'intelligence collective. Rien de spectaculaire sur une feuille de statistiques, mais pourtant, out ce qui fait gagner une équipe.
Le championnat français l'a revu une fois, en 2011.
Pendant le lock-out NBA, il signe au SLUC Nancy et tourne à 17,1 points, 6 rebonds, 4,3 passes et 2,1 interceptions. Il remporte le Match des Champions. Il aurait pu se ménager.
Il a joué chaque match comme si le titre en dépendait.
Dans un entretien qu'il nous avait accordé il résumait sa relation au championnat en une phrase : « Le basket français m'a tout donné. » Il en parlait encore récemment avec la même précision, de la rivalité Le Mans-Cholet aux difficultés actuelles des clubs historiques.
Ce qu'il laisse au basket français
Depuis 2015, Batum siège au directoire du Mans Sarthe Basket. Il organise des camps en Normandie, parraine des tournois de jeunes, suit les clubs qu'il a connus. Un joueur parti à 19 ans n'avait aucune obligation de revenir. Il l'a fait, sans caméra.
Son palmarès international parle pour lui : 177 sélections, capitaine des Bleus à partir de 2018, l'or à l'Euro 2013, l'argent aux Jeux de Tokyo et de Paris, le bronze à deux Coupes du monde. Et ce contre sur la ligne de fond face à la Slovénie à Tokyo, devenu l'image la plus partagée du basket français de la décennie.
La leçon pour les joueurs qui arrivent aujourd'hui en Betclic ÉLITE
Il y a une génération de jeunes qui signe aujourd'hui son premier contrat professionnel en Betclic ÉLITE en regardant déjà vers la draft. Le parcours de Batum dit une chose simple : les trois saisons passées en France ne sont pas une salle d'attente mais des saisons où l'on apprend à être utile.
Il n'a jamais été le meilleur marqueur de son équipe en NBA. I
l a duré 18 ans parce qu'il savait faire gagner les autres. Cette compétence-là, il l'a apprise au Mans.
La LNB salue la carrière de Nicolas Batum et le remercie pour ce qu'il a apporté au basket français, sur le terrain comme en dehors.
