
-By Yann Ohnona

Nando De Colo (arrière international français du Fenerbahçe) : « Cela n'a pas été facile. On aurait pu se rendre les choses un peu plus faciles. On a manqué un peu de lucidité et de rigueur dans les préparations de systèmes. On a été bons mais, malheureusement, que par moments. Or, contre une équipe qui met ce type d'intensité et garde ce rythme pendant quarante minutes, c'est compliqué de revenir au score, surtout quand ils prennent vite 10 points d'avance. À titre personnel, je me suis senti bien (6 points, 2/3 à 3 points, 1 passe, 3 fautes provoquées en 18 minutes).
« Il y a juste beaucoup d'émotions... »
Après, moi, je sais ce que j'ai à faire pour l'équipe. Si on a un ou deux tirs à trois points qui rentrent, on peut changer le match, on a eu beaucoup de shoots ouverts. Dès qu'on arrivait à faire bouger le ballon, on trouvait des solutions. On manque un peu de réussite ce soir, ce qui, à trois ou quatre reprises, ne nous permet pas de recoller, on reste toujours à 10-15 points.
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Sur ma dernière européenne ? Ça va, ça va... On aura le temps de repenser à tout ça. En tout cas, ça m'a fait plaisir de pouvoir participer à ce dernier Final Four. Évidemment, j'aurais aimé que ça se finisse autrement. Ce sont toujours les belles histoires qu'on retient, mais je sais que j'ai vécu de beaux moments, accompagné de ma famille et de mes amis. C'était aussi important que ça puisse se passer de cette manière. Est-ce que j'aurais pu sortir à la fin ? On ne pense pas à ce genre des choses. Vous voyez, toutes les questions sur ma fin de carrière, comme j'ai toujours fait, je prends les matches les uns après les autres. Évidemment, il y a toujours ce côté émotion, quand le match se finit et que tu vois ta famille, et... (ému). Il y a juste beaucoup d'émotions... »
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Sarunas Jasikevicius (entraîneur du Fenerbahçe) : « Olympiakos a clairement été une meilleure équipe que nous ce soir. Malheureusement, depuis que nous avons récupéré un roster complet, c'est notre pire match de la saison. C'est très douloureux de nous voir à ce point en difficulté. Les statistiques sont brutales pour nous. Pourtant, l'an passé, on avait compris à quel point il était important de donner le premier coup de poing.
« Quand tu commences à balancer à 3 points sans alternance, sans patience, c'est un mauvais signe »
À l'opposé, ce soir, on s'est fait mettre K.-O. lors des entames des trois premiers quarts. Et à chaque fois qu'on a essayé de s'accrocher et qu'on retrouvait un peu de vie dans notre jeu, on reperdait la main. Ils reprenaient l'initiative, soit de leur fait, soit parce que la leur abandonnait. Ce n'est pas une bonne situation, particulièrement sur la plus grande scène. Mais ce soir, on n'était pas nous-mêmes. Quand tu commences à balancer à 3 points sans alternance, sans patience, c'est un mauvais signe. Ce n'est pas notre basket. Alors qu'Olympiakos a réussi à jouer son jeu, sans qu'on parvienne à les en sortir. »
Evan Fournier (arrière d'Olympiakos) : « On a été solides. Les deux équipes ont développé une grosse intensité. Personne n'arrivait à marquer au début. C'était très difficile d'aller scorer. C'est une demi-finale et il faut être honnête, il y avait beaucoup de tension de part et d'autre. Avec les fans en furie, les nerfs, ç'a joué un peu. Après on est resté fidèles au plan de jeu et ça a fini par payer. J'ai joué un match différent de l'an passé, c'est vrai (il avait mis 31 points en demi-finale contre Monaco mais Olympiakos s'était incliné 68-78), mais je préfère ça et gagner (il rit). J'ai eu des hauts et des bas ce soir (10 points à 3/11 au tir et 3/8 à 3 points, 4 rebonds 4 passes en 24 minutes). Au final, je m'en sors plutôt bien, car ils me ciblaient en défense. J'ai essayé de trouver les espaces, de chercher mes gars. J'ai forcé quelques tirs où j'aurais dû faire différemment, mais il y en a aussi qui sont rentrés. Et globalement, quand j'ai été sur le terrain, ça s'est bien passé pour l'équipe et c'est le plus important. Ma première finale ? Je suis content d'avoir gagné ce soir, mais tout aussi conscient qu'on n'est pas là pour ça. A l'Olympiakos, il n'y a que la victoire finale qui compte. Dimanche, avec ce qu'on a vu des supporters ce soir, ça va être une dinguerie. Ils sont extraordinaires. »