
-By Sami Sadik

Téléphone en main, Patrick Beverley a laissé voir début septembre à ses centaines de milliers de followers son nouveau quotidien. « J'ai la couchette du haut, je suis VIP », s'amusait le meneur sur Instagram en filmant le bus de Boulazac. Tout sauf une surprise : le véhicule et les longs trajets à venir en Betclic Élite ont été abordés bien avant la signature de « Pat Bev ». « C'était important de lui dire qu'il y a des voyages qu'on fera en bus, en train, qu'il n'y a pas de jet privé. On ne voulait pas qu'il arrive et se rende compte qu'on lui a laissé croire des choses », sourit Endy Miyem, directrice sportive du BBD depuis mai.
Mais avant de parler bus et couchette, l'ex-internationale aux neuf médailles en Bleu a d'abord cru à « une erreur », lorsque le CV de Beverley est arrivé sur son bureau, soufflé par un agent grec, proche du joueur la saison passée au PAOK. « On envoie nos budgets, nos envies aux agents et des fois des erreurs arrivent. Mais on a redemandé et il était bien accessible », poursuit Miyem. « On se disait que c'était un peu fou », complète l'entraîneur Alexandre Ménard. Le BBD avait relancé Tony Snell la saison passée, mais la success-story de l'ex-ailier des Bulls n'a pas de lien avec la venue de Beverley selon l'intéressé.
Alexandre Ménard, entraîneur de Boulazac
« C'est d'abord pour le basketteur qu'on a fait ce recrutement. On s'attendait à des retombées médiatiques, mais Pat vient dans l'intention de faire progresser l'équipe »
Après de multiples prises de renseignements, via l'adjoint Maxime Nenaton ou même Nicolas Batum qui a connu l'Américain en NBA (chez les LA Clippers et à Philadelphie), le club périgourdin cale deux entretiens avec son futur meneur, qui pose quelques demandes logistiques. « Il voulait s'assurer que le staff médical était de qualité par rapport à ses routines. Mais ç'a bien matché avec notre responsable de la performance (Rodrigo Fernández Viñes). En déplacement, il y avait aussi la question de dormir seul, et on y a accédé », raconte Ménard.
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Sur le plan financier, le BBD rappelle que Beverley n'est pas venu pour l'argent. Mais le meneur sera bien le plus gros salaire d'un club qui n'avait aucun joueur au-dessus des 100 000 euros annuels la saison passée. « C'est d'abord pour le basketteur qu'on a fait ce recrutement. On s'attendait à des retombées médiatiques, mais Pat vient dans l'intention de faire progresser l'équipe, de me faire progresser », explique le coach.
Aligné en Eurocoupe il y a deux ans, après avoir connu l'Euroligue à 21 ans (2009-2010), le meneur pourrait attirer des convoitises en cas de grosses performances avec le BBD. Mais il faudra verser une indemnité pour le faire quitter le Périgord et dénouer ce mariage inattendu.
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