
-By Alexandre Roos

Le compte à rebours touche à sa fin pour l'AS Monaco. Moins d'un mois après son titre de champion de France, lors d'un match 5 renversant à Paris (92-101), le club du Rocher sera devant une chambre d'appel fédérale lundi prochain pour tenter de sauver sa place dans le monde professionnel. Les Monégasques avaient été recalés le 3 juillet par la DNCCG, le gendarme financier de la Ligue nationale de basket (LNB).
Présent au village départ de la 13e étape du Tour de France ce vendredi, le prince Albert II de Monaco a partagé son « inquiétude ». « Tout se jouera dans quelques jours, il y a des discussions avec un repreneur potentiel, tout n'est pas encore réglé donc il faut attendre la semaine prochaine pour avoir la décision finale. On est assez inquiets sur la situation du basket », a déclaré son Altesse Sérénissime, en appelant à « un repreneur qui présente des garanties solides ».
La Principauté ne rachètera pas le club
Car la Principauté, pompier de service à partir de janvier devant les salaires impayés et les menaces de ne pas finir la saison, ne poursuivra pas un engagement de la même ampleur auprès du club. Lors de la dernière audience devant le tribunal d'instance, le mandataire financier avait évalué le soutien du Rocher à 16 millions d'euros, une facture qui devrait encore augmenter puisque l'aide a été prolongée jusqu'au 31 juillet.
« Bien sûr, la Principauté est impliquée parce que c'est l'État qui est venu au secours de l'ASM, puisqu'on a accompagné la fin de saison, mais on ne pourra pas continuer sur le même plan et avec de tels montants. Il faut absolument qu'il y ait un repreneur qui présente un plan cohérent. Non (sur un possible rachat du club par l'État), non seulement ce n'est pas souhaitable, mais on ne peut pas, pour différentes raisons », prévient Albert II.