
-By Sami Sadik

Après avoir annoncé l'introduction de franchises permanentes et l'expansion à 24 équipes dans deux ans, le patron de l'Euroligue Chus Bueno a donné mercredi une longue interview sur un ton offensif au média britannique City AM. Ancien dirigeant de la NBA en Europe et au Moyen-Orient, l'Espagnol a pris les commandes de l'Euroligue en janvier alors que la NBA prépare le lancement d'une nouvelle ligue en Europe en 2027-2028.
« Il faut que les gens comprennent une chose : l'Euroligue ne disparaîtra jamais. Dans le pire scénario, cinq clubs iront en NBA Europe, et l'Euroligue aura encore 15 équipes, donc aucune chance que la ligue disparaisse », a lancé Bueno. Après des relations tendues sous le mandat de son prédécesseur Paulius Motiejunas, sa nomination avait relancé les discussions entre l'Euroligue d'un côté et la NBA alliée à la Fédération internationale (FIBA) de l'autre. Sans aboutir à un accord après plusieurs rounds de négociation.
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Les clubs « prêts à se battre » ?
« La NBA est de plus en plus bruyante depuis plusieurs semaines. Ils viendront en Europe, que ce soit avec l'Euroligue ou sans, et les clubs (d'Euroligue) réagissent à cela. C'est comme s'ils étaient prêts (à coopérer) avec la NBA mais aussi prêts à se battre », poursuit le dirigeant espagnol. Après plusieurs mois d'enchères, la ligue nord-américaine a annoncé des offres à plus d'un milliard de dollars pour certaines de ses douze futures franchises.
Mardi, l'Euroligue a elle aussi annoncé son futur modèle basé sur des franchises et espère rassembler sous ce statut ses 13 clubs permanents, dont certains convoités par la NBA Europe comme l'Asvel ou le Real Madrid, qui ont signé un nouvel engagement de dix ans. « Nous n'avons jamais été dans une meilleure situation », jure Bueno, en mettant la pression sur ces clubs : « Les gens ne comprendront pas que vous prolongiez puis que vous partiez. Ce serait de la mauvaise foi. »
Bueno s'est également épanché sur le scénario d'une concurrence directe entre Euroligue et NBA Europe. « Cela créerait une bataille sur le plan des droits télés, des sponsors et même sur des marchés puisque nous avons des offres pour créer des équipes à Rome, Londres ou Berlin et que la NBA vise aussi ces villes. [...] Cela risque de diluer la valeur (des investissements) et les risques seront plus grands. Quand vous investissez de l'argent, vous ne voulez pas de risques », détaille l'Espagnol.
La NBA, elle, tient son bureau des gouverneurs, instance dirigeante de la ligue, la semaine prochaine et devrait donner cet été des contours plus précis de la compétition à quatorze mois de son lancement.