
-By Yann Ohnona

Après une campagne ratée côté foot (éliminé en quart de la C1 par le Bayern Munich), le Real Madrid peut se refaire en Euroligue. Face à la surprise de la saison, Valence, la Maison Blanche a fait valoir, malgré les blessures amputant sa raquette (Walter Tavares, Alex Len), son expérience pour s'imposer nettement (105-90). Le club le plus titré de l'histoire de l'Euroligue (11 couronnes) visera ce dimanche une inédite douzième étoile dans un remake de la finale 2023 face à Olympiakos, vainqueur un peu plus tôt du tenant du titre Fenerbahçe (79-61).
Après une saison de rêve, Valence n'est pas parvenu à développer le jeu chatoyant qui avait fait sa réussite pendant l'exercice, voyant notamment ses arrières stars Jean Montero (15 points mais 5/16 au tir) et Brancou Badio (6 points à 3/9) verrouillés et trop maladroits pour espérer. Les hommes de Sergio Scariolo, un coach de légende à qui il manque uniquement au palmarès une étoile européenne, ont fait le break dans la deuxième partie du troisième quart, alors que les débats étaient encore équilibrés (de 70-66, 26e, à 86-70, 30e). Les coéquipiers du pivot français Neal Sako (6 points à 3 sur 3, 4 rebonds en 15 minutes) ne se sont jamais remis de cet écart.
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Super Mario et Théo Maledon en vue
Côté madrilène, « Super Mario » Hezonja a sorti le grand jeu : 25 points, 7 rebonds et 7 fautes provoquées après avoir déjà fait très mal aux Valencians en Coupe du Roi (25 points et deux tirs à 3 points décisifs pour un succès dans la Roig Arena du VBC). Le Français Théo Maledon n'a pas été en reste avec 12 unités, 3 rebonds, 3 passes, 4 fautes provoquées en seulement 16 minutes. Déjà diminué dans la raquette, le Real a perdu sur blessure Usman Garuba.
Mais cela ne présage pas grand-chose de la finale à venir, remake du dernier match de 2023 conclu par un coup de poignard dans les coeurs d'Olympiakos des mains de l'éternel Sergio Llull (79-78), à quelques secondes du gong. Une ombre qui planera dans l'esprit et dans les gradins de l'OAKA Arena. Les Reds y évolueront à la fois à l'extérieur (dans le stade du Panathinaïkos) mais également à domicile, soutenus, comme contre Fenerbahçe, par plus de 14 000 supporters tout de rouge vêtus, qui rêveront d'un quatrième titre européen (après 1997, 2012 et 2013). Une consécration qui leur échappe alors qu'ils reviennent, depuis 2022, à chaque printemps au Final Four.
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