
-By Sami Sadik

Grande animatrice du marché Euroligue depuis le début de l'été, l'Asvel va-t-elle revoir ses moyens à la baisse ? Alors que le club présidé et désormais entraîné par Tony Parker avait tablé sur un budget colossal de 59 millions d'euros, record du Championnat de France explosé, il pourrait redescendre de plusieurs étages.
Selon nos informations, Villeurbanne misait - beaucoup - sur l'argent d'un mécène venu d'Asie. Celui-ci devait représenter plus de la moitié du budget 2026-2027. Mais ce nouveau partenaire n'a pas donné de garanties suffisantes à la Direction nationale du contrôle et du conseil de gestion (DNCCG). Même après le recours fait par l'Asvel pour obtenir un délai supplémentaire.
L'Asvel a été auditionnée mercredi
Auditionné mercredi par le gendarme financier, le club aux 21 titres de champion de France a retravaillé sa copie pour présenter un budget autour de 24 millions d'euros, plus proche de ses moyens de la saison dernière (18,7 millions) et dans les eaux du budget de l'autre équipe française engagée en Euroligue, le Paris Basketball. Ce plan B devrait permettre à l'Asvel d'être engagée en Betclic Élite et d'éviter le même scénario que Monaco, recalé le 3 juillet. Mais Tony Parker travaille toujours à trouver un partenaire pour se rapprocher du budget initial.
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Parker : « J'ai les moyens d'atteindre mon rêve »
Propriétaire du club depuis 2014 et pensionnaire d'Euroligue depuis 2019, l'ancien joueur de San Antonio espère profiter du lancement de la NBA Europe pour changer de dimension financière. Si Lyon figure parmi les 12 villes qui devraient hériter d'une franchise permanente, la nouvelle compétition ne commencera qu'en 2027-2028 et les vainqueurs des enchères pour acquérir les équipes n'ont pas encore été annoncés.
L'ancien meneur des Bleus a accueilli plusieurs acteurs au capital du club ces derniers mois, comme le groupe suisse HelvetX, où figure le pilote de Formule 1 Pierre Gasly, et le fonds luxembourgeois basé à Dubaï SKR Ventures. La famille Buss, ex-propriétaire des Los Angeles Lakers, vendus pour 10 milliards de dollars l'été dernier, est aussi attendue. Mais selon The Athletic, le fonds Buss Sports Capital étudierait aussi les futures franchises de Londres et Manchester en plus de Lyon, et n'aurait donc pas encore investi dans l'Asvel.
Un recrutement XXL avec de gros contrats
En attendant, le mécène asiatique devait offrir à Parker les moyens de ses ambitions pour sa première saison sur le banc rhodanien. « Maintenant, j'ai les moyens d'atteindre mon rêve. Il n'y a pas eu de titre européen depuis 1993 pour un club français, pas de Final Four pour l'Asvel depuis 1997 », déclarait Parker, fin juin.
Avant le verdict définitif de la DNCCG, le quadruple champion NBA a officialisé son nouveau rôle, un staff pléthorique de neuf assistants emmenés par l'ancien sélectionneur Vincent Collet, et surtout ses premières recrues. En tête de gondole, Parker a convaincu Sylvain Francisco, deuxième au vote du MVP de l'Euroligue avec le Zalgiris Kaunas, de retour en France avec un contrat record (la somme de 15 millions d'euros sur trois ans est évoquée).
Référencés en Euroligue, le meneur allemand Nick Weiler-Babb et Armoni Brooks ont suivi, avec un salaire annoncé au-dessus de deux millions annuels pour Brooks. Parker avait aussi annoncé la signature de Daniel Theis, qui émargeait également au-dessus d'un million d'euros annuels à Monaco. Des sommes qui pourraient être difficiles à assumer avec un budget à 24 millions d'euros et une masse salariale autour d'une dizaine de millions d'euros.
Contactée, l'Asvel n'a pas souhaité commenter ces informations.
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