
-By Dorine Besson

« Vous arrivez sur ce premier match avec très peu de préparation mais c'est un premier titre en jeu, et l'affiche de la finale 2026. Quel goût a ce Match des championnes ?
Ça reste un premier titre oui, et la revanche pour Bourges par rapport à l'année dernière (victoire de Basket Landes en finale du Championnat, 2-1). On l'aborde comme un premier match toutes ensemble. Il y a de l'envie de jouer ensemble. Contre Bourges, chaque match est intense et serré. C'est un trophée, on a envie de le gagner, mais on sait qu'on est encore sur le début.
La préparation a été un peu hachée parce qu'on a des joueuses qui sont arrivées en retard (dont la recrue Trinity San Antonio, présente à la Coupe du monde avec Porto Rico), une joueuse partie au 3x3 (Sixtine Macquet).Julie (Barennes, assistante-coach de l'Allemagne) n'est arrivée que cette semaine. On a bien travaillé toute la préparation et on avait déjà construit des automatismes avec les filles qui étaient là. Les filles qui se sont greffées, il faut qu'elles s'adaptent vite. Disons qu'on va dans la bonne direction, mais notre basket est loin d'être abouti pour l'instant. Comme souvent sur le premier match.
« Parfois, on a l'impression d'être encore le petit poucet (en Euroligue) »
Que vous inspire le fait de jouer à Roland-Garros, en même temps que la Supercoupe masculine ?
Je trouve ça trop bien ! Roland-Garros, c'est une grande salle, ça donne envie. Je regardais le tennis quand j'étais plus petite, donc ça me parle. C'est une institution du sport français de manière globale. Jouer ici, ça met des étoiles dans les yeux. Et puis si on peut un peu toucher des gens qui regardent le basket masculin et qui vont venir à notre match avant, je trouve ça vraiment cool. Ça donne plus de visibilité et ça participe globalement à la prise d'importance du basket féminin. On a rarement l'occasion d'être sur des événements en même temps que les garçons, à part à Bercy, la finale de la Coupe de France. C'est génial.
Avec quelles ambitions Basket Landes aborde cette saison, après avoir signé un doublé (Championnat, Coupe de France) ?
C'est vrai que faire beaucoup mieux, ça va être difficile (sourire). Mais forcément, on a envie de réitérer les performances. Le club grandit au fur et à mesure. Plus tu touches le haut niveau, plus tu as envie de continuer à gagner. Il y a une envie de s'inscrire dans la durée et comme un club majeur. Après, il y a beaucoup de concurrence et même les clubs ne gagnent pas tout dix ans de suite. L'Euroligue (Final Six la saison dernière), c'est pareil : il y a des grosses joueuses, des gros clubs, avec des budgets qui sont très loin du nôtre. Mais en tout cas, on a envie de se faire respecter en Euroligue. Parfois, on a l'impression d'être encore le petit poucet. On veut que le nom de Basket Landes soit inscrit en Euroligue. »